Milieux cultivés Fenaison ©C. Picoux
  • basiques, le contraire d'acides
  • coléoptères ravageurs des crucifères (colza, choux).
  • En biologie, ensemble de la matière organique d'origine végétale, animale, bactérienne ou fongique.
  • sur des sols calcaires
  • Arrêt du remplissage du grain de blé lors de sa phase de maturation à cause de trop grandes chaleurs (canicule). Cela a pour effet de diminuer le poids du grain et donc le rendement.
  • étude scientifique du comportement animal principalement en milieu naturel
  • épanchements de liquide organique
  • Le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) sur le sol, regroupant les ministères de l’agriculture et de l’environnement, l’OFB, l’INRAE, l’IGN, le BRGM, l’ADEME et l’IRD a pour mission de compiler et traiter les informations sur les sols relative à leur inventaire, leur conservation, leur analyse et leur qualité.
  • qui mangent la lignine, principal composant du bois avec la cellulose et l'hémicellulose
  • feuilles mortes, aiguilles, branches, fruits, mousses que composent les premiers centimètres sur le sol
  • relatifs aux marais
  • groupes d'espèces
  • méthodes limitant le travail du sol
  • Capacité d'une entreprise à générer de la richesse par son cycle de production

Qu’entend-on par milieux cultivés ?

Dans les milieux cultivés apparaissent les vignes, les vergers et les grandes cultures. Ces dernières désignent les cultures de plein champ telles que les céréales (blé, orge, maïs, …), les oléagineux (colza, tournesol, soja, …), les légumineuses (féveroles, pois, luzerne…), les légumes (betteraves sucrières, haricots, carottes…), les plantes médicinales et aromatiques, les arbres et arbustes (pépinières), et les fleurs.

En région, comment est-ce réparti ?

  • Les grandes cultures occupent 83% de la surface agricole utile (S.A.U.) en 2020. Ce sont principalement les cultures de blé, maïs, orge, colza, tournesol et pois. 
  • Côté fruits, les cultures de vergers sont les pommes, les poires, les cerises et les noix. Elles disparaissent progressivement du territoire agricole et ne représentent plus que 0,1% de la S.A.U. en 2020.
  • Les vins de la région suivent la Loire et se retrouvent aussi dans le Pays-Fort et le Sancerrois. D’autres petites régions viticoles possèdent des A.O.C comme le Quincy, Reuilly ou les Côteaux du Vendômois. Les vignes n’occupent que 1% de la S.A.U., pour une renommée mondiale.

Quelle est l’importance de ces milieux ? 

L’agriculture est l’activité humaine qui assure notre alimentation quotidienne. 

La culture céréalière en région assure 13 % de la production céréalière française (source DRAAF, 2020). L’enjeu alimentaire est donc de taille si cette production vient à faiblir.

Les milieux cultivés sont fragilisés par l’homogénéisation des pratiques. Hors, il ne faut pas oublier que la durabilité de la production dépend aussi de la durabilité de ces espaces. En effet, les cultures sont dépendantes de la biodiversité du sol (un sol vivant assure une terre fertile, donc productive), des pollinisateurs (le niveau de dépendance varie selon le type de culture), mais surtout de l’état d’équilibre des espèces animales et végétales sauvages : c’est en altérant l’équilibre, en favorisant par exemple les rotations courtes et la diminution des espèces sauvages par l’emploi de traitements chimiques ou par simplification des paysages, que les maladies et les ravageurs prolifèrent.

L’agriculture n’est pas une activité délocalisée de son environnement. Elle interagit avec, et en est dépendante.

Grandes cultures de Beauce avec une bande fleurie ©L. Roger-Perrier
Grandes cultures de Beauce avec une bande fleurie ©L. Roger-Perrier
Pommiers "Transparentes de Croncels" ©P. Larmande
Pommiers "Transparentes de Croncels" ©P. Larmande
Cépages Gamay et Genouillet ©URGC Sicavac
Cépages Gamay et Genouillet ©URGC Sicavac

Une pression qui s’exerce sur la biodiversité sauvage...et domestique !

De nombreuses espèces sauvages sont associées à ces milieux et sont bien souvent en voie de disparition car menacées par les pratiques intensives. Les espèces messicoles par exemple, comme les bleuets ou les nigelles, sont une flore inféodée aux bords de champs et aux milieux cultivés de façon extensive. Elles sont dépendantes des cultures mais ne colonisent pas l’intérieur des champs et n’entrent pas en compétition avec la culture (source : MEEF, PNA Messicole). Elles vont par contre être perturbées par les traitements herbicides. Avec elles, c’est un cortège d’insectes utiles aux cultures qui disparaissent, leur présence assurant gîte et couvert pour de nombreuses espèces, comme des guêpes hyménoptères utiles contre les pucerons !

Parmi les espèces animales sauvages, les busards, utiles pour chasser les campagnols, sont directement liés aux zones de cultures où ils nidifient (ce sont initialement des espèces associées aux zones de marais, mais cette typologie de milieux n’est plus que rarement présente). Les oiseaux spécifiques (Outarde canepetière, Tarier des prés…) sont globalement en déclin.

Enfin, il ne faut pas oublier les espèces domestiques locales qui sont elles aussi menacées par l’uniformisation des variétés cultivées. Les vergers disparaissent, et avec eux ce sont des variétés rustiques, gustatives et bien adaptées au terroir qui sont oubliées, comme la poire Curé, le melon Sucrin de Tours, les pommes Belle-fille de l’Indre...

  • -38%

    d'oiseaux en milieu agricole au niveau national (source : MNHN)

Alouette des champs
Alouette des champs
  • > 2/3

    des variétés locales de fruits sont hautement menacées

Non pas un, mais une multitude de milieux cultivés !

  • 9%

    des terres cultivées ont ainsi disparu de 1970 à 2010 en Centre-Val de Loire (source recensement général agricole, 2010)

Les milieux cultivés sont divers et variés. Ils peuvent aller de la plaine de Beauce, aux longues étendues de champs de céréales, aux bocages de Brenne quadrillés de haies, en passant par les vignes de Touraine et aux champs de maraîchers le long de la Loire. 

Ces milieux sont généralement les paysages de nos campagnes et zones rurales, bien qu’on puisse également trouver des cultures en périphérie urbaine. Leur superficie a tendance à diminuer, soit du fait d’une déprise agricole (abandon des terres qui vont alors s’embroussailler par absence d’entretien), soit par artificialisation (vente des terres agricoles au profit de projets d’urbanisation, lotissements, zones d’activités…).

Comment en est-on arrivé là ?

Les zones de cultures sont l’héritage d’un passé agricultural fort. L’agriculture est vieille de plusieurs milliers d’années (apparue en -9000 avant JC) et les sociétés humaines se sont construites autour de la sédentarisation des peuples et de la mise en culture de champs, à proximité des habitations.

Depuis la révolution agronomique post-2nde guerre mondiale, les paysages ont été fortement modifiés et les interactions avec la biodiversité en ont été transformées. Aujourd’hui de nouvelles agricultures défendent une préservation des écosystèmes et un retour à un équilibre avec les espèces, et sensibilisent de plus en plus d’agriculteur·trice·s. Parmi celles-ci on peut citer l’agroforesterie, l’agriculture biologique veillant à une conservation des sols, l'élevage extensif...

Et pourquoi parler des sols ?

L’agriculture n’est rien sans son sol car il est la source de sa productivité ! Et ce qui se passe sous nos pieds, c’est tout un monde… En plus d’une structure géologique qui va influer sur son caractère “chimique” (plus ou moins calcaire et plus ou moins acide), un sol peut être plus ou moins riche en argiles, limons ou sables (on parle de textures). Cela va lui conférer, entre autres, des propriétés de rétention d’humidité, une capacité à fixer la matière organique (l’humus) et à stocker du carbone.

La matière organique, c’est la clef de beaucoup de choses. Sa présence va assurer celle de tout un tas d’invertébrés (vers de terres, collemboles…) qui vont la dégrader pour s’en nourrir. Les produits issus de leur dégradation sont ensuite assimilables par les racines des plantes qui dépendent de ces nutriments pour croître. Dans la nature, un sol nu, ça n’existe pas et c’est le principe appliqué en agriculture dite de conservation. En laissant les sols couverts, on favorise le développement de la faune du sol. Au-delà de fournir des nutriments aux plantes, elle permet aussi une aération du sol et une bonne circulation de l’eau (via les galeries). Le sol acquiert une bonne structure, les racines des plantes se développent bien et la plante est plus résistante. Ainsi, moins on dérange ce petit monde et mieux il travaille, gratuitement, pour nous !

  • 25%

    des espèces animales et végétales connues sont abritées dans les sols (source : GESSOL).

Carabe nebria ©Services auxiliaires - Chambre régionale d'agriculture Centre-Val de Loire
Carabe nebria ©Services auxiliaires - Chambre régionale d'agriculture Centre-Val de Loire

Quelques espèces associées aux milieux cultivés

Survolez les bulles pour découvrir les espèces associées à ce milieu
Paysage des Puys du Chinonais © Cen Centre-Val de Loire - antenne 37-41
Alouette des champs
Alouette des champs -

On rencontre l'Alouette des champs (Alauda arvensis) dans les zones cultivées où on la reconnaît aisément à son chant mélodieux. Elle a inspiré de nombreux chants populaires.

Outarde canepetière
Outarde canepetière - © Antoine Salmon-Nature'O'Centre

Oiseau des plaines cultivées par excellence, l'Outarde canepetière (Tetrax tetrax) est aujourd'hui fortement menacée par l'intensification agricole.

Collète du lierre
Collète du lierre -

Collète du lierre (Colletes hederae), dernier pollinisateur de l’automne qui butine uniquement les fleurs de lierre.

Lièvre d'Europe
Lièvre d'Europe - © Martial Queyrie

Le Lièvre d'Europe (Lepus europaeus), mammifère bien connu de nos plaines agricoles, se fait généralement nocturne et discret. Au contraire au printemps, il se met à pourchasser ses semblables, combattre et émettre des bruits (bouquinage) pour des fins de reproduction.

Bleuet
Bleuet - © LRP

Le Bleuet (Cyanus segetum), encore répandu dans les champs de blé.

Nielle des blés
Nielle des blés - © JC_CBNBP

La Nielle des blés (Agrostemma githago), en danger critique, très fréquent auparavant, encore présent actuellement dans quelques cultures biologiques.

Adonis d'automne
Adonis d'automne - © Rémi Dupré

L’Adonis d’automne (Adonis annua), vulnérable, localisé dans les cultures sur sol calcaire bien drainé, notamment en Champagne berrichonne.

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