Des solutions pour limiter l’érosion des sols et les coulées de boues Paysage de Beauce © LRP - ARB CVL
  • basiques, le contraire d'acides
  • coléoptères ravageurs des crucifères (colza, choux).
  • En biologie, ensemble de la matière organique d'origine végétale, animale, bactérienne ou fongique.
  • sur des sols calcaires
  • Arrêt du remplissage du grain de blé lors de sa phase de maturation à cause de trop grandes chaleurs (canicule). Cela a pour effet de diminuer le poids du grain et donc le rendement.
  • étude scientifique du comportement animal principalement en milieu naturel
  • épanchements de liquide organique
  • Le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) sur le sol, regroupant les ministères de l’agriculture et de l’environnement, l’OFB, l’INRAE, l’IGN, le BRGM, l’ADEME et l’IRD a pour mission de compiler et traiter les informations sur les sols relative à leur inventaire, leur conservation, leur analyse et leur qualité.
  • qui mangent la lignine, principal composant du bois avec la cellulose et l'hémicellulose
  • feuilles mortes, aiguilles, branches, fruits, mousses que composent les premiers centimètres sur le sol
  • relatifs aux marais
  • groupes d'espèces
  • méthodes limitant le travail du sol
  • Capacité d'une entreprise à générer de la richesse par son cycle de production

L’érosion des sols est un phénomène qui peut résulter de 2 facteurs différents :

  • l'érosion éolienne, lorsque le vent arrache des particules fines et les transporte
  • l'érosion hydrique, due à l'impact de la pluie sur le sol, qui érode et détache des particules.

 

De multiples facteurs influencent l’érosion

Propriétés des sols, relief, protection par le couvert végétal ou climat influencent notablement l'érosion des sols.

Ainsi, sur des sols limoneux particulièrement sensibles à la battance (formation d'une croûte en surface du sol) le ruissellement peut se déclencher sur des pentes faibles (inférieures à 5 %) et lors d’épisodes pluvieux peu importants.

Le retrait de la végétation naturelle (la déforestation ou l’arrachage de haies par exemple) augmente l’exposition des sols aux pluies et au vent, amplifiant le phénomène d’érosion, et entraînant ainsi un accroissement des pertes de sol. De la même manière, les sols cultivés qui demeurent à nu l’hiver après les labours sont plus exposés. Les modifications du parcours de l’eau dans le bassin versant peuvent également résulter de l’imperméabilisation des sols : le ruissellement est favorisé aux dépens de l’infiltration, ce qui accroît la capacité érosive de l’eau.

En région Centre-Val de Loire où 51% des surfaces sont des terres agricoles (statistique Agreste 2020), les secteurs de grandes cultures intensives sont particulièrement sensibles à ce risque. Ils peuvent être affectés par une érosion supérieure à 2 tonnes/ha/an. Or, une perte de sol supérieure à 1 tonne/ha/an peut être considérée comme irréversible sur une période de 50 à 100 ans.

 

L'érosion hydrique des sols peut produire des coulées de boues, impactant les habitants et les infrastructures mais aussi la qualité des eaux (des cours d’eau ou des pompages d’eau potable).

  • + 1 à 3 jours

    d’augmentation annuelle du nombre de jours de fortes précipitations par an à l’horizon 2070-2100

Reméandrage du Gron dans le Cher ©FDP36
Reméandrage du Gron dans le Cher ©FDP36

 

Agir avec les mesures naturelles de rétention d'eau

Les mesures naturelles de rétention d'eau (MNRE) permettent de ralentir l'écoulement de l'eau par la restauration d'écosystèmes ou par la modification de pratiques (agricoles et sylvicoles notamment).

Définition des MNRE selon l’Union européenne (2014) : Mesures multifonctionnelles visant à protéger les ressources en eau et à permettre de relever les défis liés à l’eau en restaurant ou maintenant les écosystèmes, ainsi que les entités naturelles et caractéristiques des masses d’eau, à l’aide de moyens et processus naturels.

 

Articulées à l'échelle du bassin versant, les mesures naturelles de rétention d'eau ont de nombreux bénéfices :

  • prévention des inondations,
  • atténuation du déficit quantitatif,
  • préservation de la biodiversité,
  • lutte contre l'îlot de chaleur urbain... 

 

Un panel de solutions réalisables sur tout un bassin versant

  • Création d'une zone tampon artificielle en sortie de drains
  • Installation de haies, de fascines perpendiculaires à la pente pour freiner les écoulements et retenir le sol
  • Reconstitution du bocage avec maillage de haies, de praires, de vergers, de mares et de cultures
  • Reconstitution des vergers de ceinture autour des villages et sur les secteurs à pente forte pour prévenir l’érosion
    des sols et limiter le ruissellement
  • Enherbement de talweg
  • Restauration de mares
  • Reméandrage de cours d’eau
les MNRE | OIEau

Paysage de Beauce © LRP - ARB CVL

Contact
Pascale LARMANDE

Animatrice territoriale sur les Solutions d'adaptation fondées sur la Nature

Agence régionale de la biodiversité Centre-Val de Loire (ARB CVL)