• Comprendre
  • La biodiversité, des services irremplaçables
La biodiversité, des services irremplaçables Hirondelles © Didier Vaillant
  • basiques, le contraire d'acides
  • coléoptères ravageurs des crucifères (colza, choux).
  • période sévère de basses eaux
  • périodes sévères de basses eaux
  • remblais de terres et de graviers le long d'un cours d'eau, qui permettent de former les méandres (virages)
  • En biologie, ensemble de la matière organique d'origine végétale, animale, bactérienne ou fongique.
  • processus d'innovation et ingénierie qui s'inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant
  • sur des sols calcaires
  • Arrêt du remplissage du grain de blé lors de sa phase de maturation à cause de trop grandes chaleurs (canicule). Cela a pour effet de diminuer le poids du grain et donc le rendement.
  • étude scientifique du comportement animal principalement en milieu naturel
  • niveler, lisser
  • période où le niveau d'eau d'un cours d'eau est le plus bas
  • accumulation excessive de nutriments au sein d'un écosystème aquatique.
  • épanchements de liquide organique
  • Phénomène artificiel de morcellement de l'espace (définition de l'Insee)
  • une zone de gagnage est un endroit utilisé par des animaux sauvages pour se nourrir
  • Qui concerne la répartition selon leur diamètre, des particules des roches, sables, et graviers.
  • Le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) sur le sol, regroupant les ministères de l’agriculture et de l’environnement, l’OFB, l’INRAE, l’IGN, le BRGM, l’ADEME et l’IRD a pour mission de compiler et traiter les informations sur les sols relative à leur inventaire, leur conservation, leur analyse et leur qualité.
  • mouvement, distribution et qualité de l'eau
  • qui se base sur l'étude du relief du cours d'eau
  • qui mangent la lignine, principal composant du bois avec la cellulose et l'hémicellulose
  • feuilles mortes, aiguilles, branches, fruits, mousses que composent les premiers centimètres sur le sol
  • seuils, radiers de pont, passages busés, barrages, etc. qui sont de nature à altérer la migration des espèces aquatiques, ainsi que la diversité et la qualité des habitats naturels disponibles (définition de l'Insee)
  • relatifs aux marais
  • végétaux communément appelés roseaux, genre de plantes herbacées de la famille des Poaceae
  • Action qui consiste à remettre le cours d’eau dans une configuration plus naturelle, en recréant ses anciens méandres ou en créant un nouveau tracé avec des profils variés
  • Actions qui consistent à remettre le cours d’eau dans une configuration plus naturelle, en recréant ses anciens méandres ou en créant un nouveau tracé avec des profils variés
  • Linéaire d'arbres en bordures de cours d'eau
  • Linéaires d'arbres en bordures de cours d'eau
  • ensemble de particules en suspension dans l'eau, l'atmosphère ou la glace, qui a finit par se déposer sous l'effet de la pesanteur souvent en couches ou strates successives
  • groupes d'espèces
  • méthodes limitant le travail du sol
  • Capacité d'une entreprise à générer de la richesse par son cycle de production

Les milieux naturels, réservoirs de vie essentiels

Les milieux naturels (cours d’eau, mares, prairies, forêts…) accueillent une multitude d’espèces.
Milieux et espèces (animales et végétales) sont en interaction constante et dépendent les uns
des autres. Chaque milieu a sa particularité et des fonctions qui lui sont propres.

Le Centre-Val de Loire est composé d’une mosaïque de paysages et accueille une biodiversité
riche et des espèces remarquables. La Loire, dernier fleuve sauvage d’Europe, façonne, au gré de ses
changements de niveaux d’eau, des habitats uniques. Les territoires agricoles ouverts (plaines céréalières, prairies, vignobles) sont propices à certaines espèces rares comme le Busard cendré. La Sologne et la Brenne, zones humides majeures, permettent l’escale d’oiseaux migrateurs entre l’Europe du Nord et l’Afrique, et une vie aquatique typique.

VIVRE SUR TERRE

La pollinisation, clé de notre existence

La pollinisation est au cœur du cycle de la vie. Assurée partiellement par le vent, l’eau
et les animaux, elle repose essentiellement sur les insectes et principalement sur les abeilles.
Les autres pollinisateurs (guêpes, bourdons, mouches, coléoptères, papillons…) permettent aussi le brassage génétique des végétaux sur des kilomètres. Au gré de 420 millions d’années d’évolution, végétaux et insectes ont noué des coopérations jusqu’à l’interdépendance. La diversité de ces petites bêtes est essentielle. À la base de la chaîne alimentaire, le couple plante-insecte est ainsi indispensable aux milieux naturels et à la survie de millions d’espèces animales dont l’être humain.

La biodiversité, gardienne de notre santé

Depuis toujours notre santé dépend de la biodiversité. La plupart de nos médicaments proviennent de molécules issues de végétaux, d’animaux, de minéraux. Les plantes nous soignent de diverses affections : le saule (aspirine) contre la douleur, l’artichaut pour stimuler le foie, l’ail contre les parasites, l’eucalyptus contre le rhume... Les animaux sont aussi source de remèdes : dans les venins de certains serpents, araignées, insectes, ou dans la bave d’escargots, limaces, se trouvent des antivirus, anti-inflammatoires, cicatrisants, anesthésiants...
La recherche médicale découvre régulièrement dans la nature de nouveaux traitements contre certains cancers et maladies nouvelles. La bibliothèque universelle que constitue la biodiversité reste à explorer.

La région Centre-Val de Loire a une place majeure dans l’industrie pharmaceutique européenne.

Animaux et végétaux, base de notre alimentation

Du haut de la chaîne alimentaire nous vivons grâce à la nature. Généreuse, elle fournit au fil des saisons une grande diversité de fruits, légumes, céréales, champignons, baies… nous offrant des nutriments indispensables.
Les animaux font également partie de notre alimentation pour la chair, le lait, les œufs. Que l’on en consomme ou non, leur élevage est essentiel pour entretenir les prairies et fertiliser les sols grâce
à leurs excréments ; l’agriculture biologique dépend notamment de cet engrais naturel. Chasseur-cueilleur au départ, l’humain est devenu agriculteur-éleveur il y a 11 000 ans. Par la sélection, la conservation, le croisement, la domestication et la reproduction de graines ou d’animaux, il interagit avec le vivant, participant à l’évolution des espèces et à leur sauvegarde.

Le sol, terreau de notre vie

La plus grande partie de la biodiversité terrestre vit dans le sol et non au-dessus. Sous nos pieds
grouille un univers insoupçonné et encore peu étudié qui nous rend de précieux services.
De nombreux invertébrés, bactéries et champignons décomposent les matières organiques. Ils produisent ainsi l’humus (couche supérieure du sol) et les nutriments indispensables aux espèces végétales des prairies, des cultures et des forêts. Cette vie souterraine aux fonctions multiples a aussi un rôle majeur dans la qualité de l’eau et le stockage du carbone. La bonne santé des sols repose sur l’alchimie entre les minéraux, les conditions climatiques et hydriques et les milliards d’organismes vivants (fourmis, acariens, vers de terre, larves d’insectes, champignons, bactéries…).

Les ressources naturelles, socle de nos sociétés

Les sociétés humaines se sont développées au fil des siècles en transformant les ressources
naturelles générées par la biodiversité pour se nourrir, se loger, s’habiller, se chauffer, se déplacer, commercer... De nos maisons à nos téléphones portables, la biodiversité, y compris fossile, est partout. Pétrole, charbon, gaz, métaux, sables, roches... lentement formés sur des millions d’années sont en stock limité et non renouvelable. Animaux et végétaux sont aussi de précieuses ressources (bois, paille, laine, coton, lin, poissons...), renouvelables à condition de leur laisser le temps de se régénérer.

En Centre-Val de Loire, de nombreuses matières minérales et organiques sont utilisées dans les
secteurs de l’énergie, du bâtiment et des travaux publics.

S’ÉMERVEILLER DE LA NATURE

La nature, source de notre bien-être

Depuis 2 millions d’années, l’humanité évolue grâce aux arbres, fleurs, oiseaux, cours d’eau, soleil…
Ils ont développé nos sens et nos compétences.
Notre civilisation devenue aujourd’hui principalement urbaine a pourtant besoin de verdure. Des études scientifiques le prouvent : la nature nous fait du bien !
À sa vue, ses sons et ses parfums nous sécrétons des hormones indispensables à notre cerveau.
Ainsi, la nature stimule notre créativité, régule nos humeurs, facilite notre concentration, évacue
notre stress, développe nos relations sociales, entretient notre joie et renforce notre immunité. Un environnement de qualité fait aussi l’attractivité d’un territoire.

Les paysages et les aménagements de Centre-Val de Loire sont propices à de nombreuses activités de pleine nature (équitation, pêche, cyclisme, randonnée, canoë…) et à l’éco-tourisme.

SE PROTÉGER DES RISQUES NATURELS

Les zones humides, garantes de notre sécurité

Le risque d’inondation, 1er risque naturel en France et en Centre-Val de Loire, peut être régulé grâce
aux zones humides et leur biodiversité. Véritables éponges, elles absorbent les eaux issues des crues,
des pluies, des ruissellements urbains et agricoles, des remontées de nappes. La végétation, via
son système racinaire, est un puissant maintien du sol, empêchant ainsi l’érosion. Si les plantes, les forêts, les boisements permettent à l’eau de s’infiltrer jusqu’aux nappes phréatiques, elles jouent aussi un rôle de pompe et retiennent des volumes d’eau importants.
Les zones humides nous rendent plein d’autres services essentiels : production d’oxygène, stockage du carbone, régulation climatique, épuration de l’eau.

L’eau, très présente dans notre région avec la Loire et ses affluents, les étangs et les milieux humides, génère la richesse en biodiversité de nos territoires.

Le monde végétal, régulateur de notre climat

Climat et biodiversité sont interdépendants depuis des millions d’années.
L’évolution de notre planète est liée à l’interaction des plantes et du phytoplancton avec le dioxyde
de carbone (CO2). Principaux artisans de la vie sur Terre, les végétaux absorbent le CO2 et restituent de l’Oxygène, grâce à la lumière du soleil et si la température est inférieure à 45°C (c’est la photosynthèse).
Ainsi, océans et forêts constituent les deux poumons de notre planète. Certaines régions du monde
très riches en biodiversité, comme l’Amazonie, sont le moteur de la circulation atmosphérique globale.
La biodiversité est aussi essentielle pour le climat local : humidification de l’air, régulation des températures et du cycle de l’eau. Mais, le dérèglement climatique actuel menace cet équilibre et les conditions de vie sur Terre.
 

Hirondelles © Didier Vaillant

Contact
Pauline D'ARMANCOURT

Animatrice mobilisation citoyenne et communication

Agence régionale de la biodiversité Centre-Val de Loire (ARB CVL)