Des solutions pour rafraichir villages et villes Chouzé sur Loire ©PL - ARB CVL
  • basiques, le contraire d'acides
  • coléoptères ravageurs des crucifères (colza, choux).
  • période sévère de basses eaux
  • périodes sévères de basses eaux
  • remblais de terres et de graviers le long d'un cours d'eau, qui permettent de former les méandres (virages)
  • En biologie, ensemble de la matière organique d'origine végétale, animale, bactérienne ou fongique.
  • processus d'innovation et ingénierie qui s'inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant
  • dont la coquille est formée de deux valves, reliées par une charnière, un ligament corné flexible et un ou deux muscles > par exemple chez les coques, moules, palourdes, pétoncles, huîtres, couteaux, coquilles Saint-Jacques...
  • sur des sols calcaires
  • qualifie un organisme aquicole vivant et se reproduisant en eau douce
  • Arrêt du remplissage du grain de blé lors de sa phase de maturation à cause de trop grandes chaleurs (canicule). Cela a pour effet de diminuer le poids du grain et donc le rendement.
  • étude scientifique du comportement animal principalement en milieu naturel
  • niveler, lisser
  • période où le niveau d'eau d'un cours d'eau est le plus bas
  • accumulation excessive de nutriments au sein d'un écosystème aquatique.
  • épanchements de liquide organique
  • Phénomène artificiel de morcellement de l'espace (définition de l'Insee)
  • période de reproduction des poissons
  • une zone de gagnage est un endroit utilisé par des animaux sauvages pour se nourrir
  • Qui concerne la répartition selon leur diamètre, des particules des roches, sables, et graviers.
  • Le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) sur le sol, regroupant les ministères de l’agriculture et de l’environnement, l’OFB, l’INRAE, l’IGN, le BRGM, l’ADEME et l’IRD a pour mission de compiler et traiter les informations sur les sols relative à leur inventaire, leur conservation, leur analyse et leur qualité.
  • mouvement, distribution et qualité de l'eau
  • qui se base sur l'étude du relief du cours d'eau
  • qui mangent la lignine, principal composant du bois avec la cellulose et l'hémicellulose
  • feuilles mortes, aiguilles, branches, fruits, mousses que composent les premiers centimètres sur le sol
  • variations artificielles du niveau d'eau d'un plan d'eau, d'une voie navigable ou d'une retenue exploitée
  • seuils, radiers de pont, passages busés, barrages, etc. qui sont de nature à altérer la migration des espèces aquatiques, ainsi que la diversité et la qualité des habitats naturels disponibles (définition de l'Insee)
  • relatifs aux marais
  • durée quotidienne de la lumière du jour
  • végétaux communément appelés roseaux, genre de plantes herbacées de la famille des Poaceae
  • Action qui consiste à remettre le cours d’eau dans une configuration plus naturelle, en recréant ses anciens méandres ou en créant un nouveau tracé avec des profils variés
  • Actions qui consistent à remettre le cours d’eau dans une configuration plus naturelle, en recréant ses anciens méandres ou en créant un nouveau tracé avec des profils variés
  • Linéaire d'arbres en bordures de cours d'eau
  • Linéaires d'arbres en bordures de cours d'eau
  • ensemble de particules en suspension dans l'eau, l'atmosphère ou la glace, qui a finit par se déposer sous l'effet de la pesanteur souvent en couches ou strates successives
  • groupes d'espèces
  • méthodes limitant le travail du sol
  • Capacité d'une entreprise à générer de la richesse par son cycle de production

Le réchauffement climatique engendre d’importantes hausses de température dans les zones urbaines, pouvant atteindre 5 à 10°C de plus que dans la campagne environnante.

Les effets du changement climatique peuvent être renforcés par de nombreux facteurs rendant la population plus vulnérable à ces effets : l’âge mais également les caractéristiques de l’habitat puisque des zones urbaines « très minérales » restituent au cours de la nuit la chaleur accumulée dans la journée.

La priorité est désormais d’adapter les villes, les villages, les coeurs de bourgs, en redonnant sa place à la nature et à l'eau dans les espaces publics afin de les rafraîchir, et faire face à ces changements qui impactent la biodiversité mais également la santé et la qualité de vie des habitants.

  • 70%

    de la population mondiale vit dans les villes, contre seulement 15% en 1900 et 50% en 2007

  • +18 à +50 jours chauds

    par an à l'horizon 2070 par rapport à la période 1976-2005

Identifier ilots de fraicheur et ilots de chaleur

La création d'une cartographie des températures de surface de la ville permet de comprendre les facteurs favorisant l'apparition d'ilots de chaleur.

Par télédétection, mesures réelles, extrapolation, caméra infra-rouge ou thermographie aérienne, réalisée en régie ou externalisée, à l'échelle de la ville, d'un quartier, d'une place... de nombreuses solutions sont possibles.

Cette cartographie met à disposition un outil de diagnostic pour prioriser l'action publique et informer le grand public.
Il est alors possible d'agir pour réduire les Ilots de chaleur (ICU) en intervenant sur :

  • les matériaux employés (imperméable, sombre, minéral... qui emmagasinent la chaleur le jour et la relarguent la nuit)
  • la présence du végétal et/ou de l'eau (qui conservent des températures stables, de jour comme de nuit, et peuvent diminuer de plusieurs degrés la température de l'air par l'évapotranspiration et l'ombrage)
  • les formes urbaines ...

... pour questionner les aménagements et limiter les zones de surchauffe.

 

Mais il est aussi possible, à l'inverse, de valoriser les secteurs de fraicheur repérés par la cartographie.

Identifier et répertorier les différents lieux naturellement frais permet ainsi de porter à connaissance des habitants les sites accessibles pour se rafraichir lorsqu'il fait chaud.


Il s'agit de faciliter la localisation des ilots de fraicheur par les citadins afin de lutter contre l'inconfort thermique. Des "parcours de fraicheur" peuvent aussi être valorisés.

 

Redonner de la place à la nature en ville

Différentes méthodes d’aménagement existent pour diminuer le phénomène des ilots de chaleur urbains (ICU), comme l’urbanisme et les formes urbaines notamment, et la place de l’eau dans la ville.

Toutefois, en redonnant une place plus grande au végétal, on contribue de manière significative à une amélioration du confort thermique, de la biodiversité, de la qualité de l’air et du cadre de vie.

Toitures végétalisées, développement des espaces verts, maintien ou création de milieux naturels en périphérie sont autant d’initiatives qui permettent d’améliorer le cadre de vie, de favoriser la biodiversité et de réduire les îlots de chaleur urbains grâce au processus d’évaporation des plantes qui humidifient et rafraichissent l’air.

 

Actions à entreprendre :

  • Protéger les éléments végétaux dans les documents de planification (PLU, PLUi, SCoT, PCAET...)
  • Mettre en place des outils de protection du type "Barème de l’arbre"
  • Planter des espèces adaptées
  • Végétaliser les murs en plantant des grimpantes en sol naturel (liste de qq espèces)
  • Planter des bosquets urbains
  • Végétaliser les espaces publics : places, cours d'écoles...

 

Attention aux pollens !

La hausse des températures moyennes devrait induire une croissance et une floraison des végétaux plus précoce et donc une période plus longue de production des pollens. 

Les pollens ne sont pas tous allergisants mais certaines plantes présentent un fort potentiel allergisant, comme le bouleau, le cyprès, les grainées ou le charme par exemple.

La vulnérabilité des populations à ces pollens va être accrue par d’autres facteurs liés au changement climatique, comme les fortes concentrations d’ozone dans l’air, liées aux fortes chaleurs, qui ont pour effet d’irriter les voies respiratoires.

Bouleau : L’augmentation de la teneur en CO2 dans l’air favorise la photosynthèse et devrait favoriser l’augmentation de la production de pollens. Elle est déjà observable pour le bouleau, très présent dans les aménagements paysagers en ville. Il y a eu, ainsi, une augmentation de 50% du pollen de bouleau entre 1991 et 2018.

Ambroisie : Très allergène, l’ambroisie est présente dans les 6 départements de la région Centre-Val de Loire, mais de manière très disparate. Elle est implantée depuis plusieurs décennies dans le Cher et l’Indre, en particulier sur des parcelles agricoles et en bordures de voiries. La plante a également colonisé l’ensemble des berges de la Loire et se retrouve fréquemment le long des autoroutes. De nombreux foyers ont par ailleurs été identifiés en Indre-et-Loire, Loir-et-Cher et dans le Loiret, mais la présence de cette plante reste peu documentée en Eure-et-Loir.

Redonner de la place à l’eau dans l’espace urbain

Actions à entreprendre :

  • Réouvrir des cours d’eau busés
  • Aménager les berges des rivières pour redonner de la fonctionnalité écologique
  • Protéger  les zones humides dans les documents de planification
  • Gérer de façon durable les zones humides
  • Déconnecter les gouttières et favoriser l'infiltration des eaux de pluie au plus près de là où elles tombent
  • Créer et restaurer les mares de village
Créer des cours d’école résilientes

Une cour d’école résiliente est une cour qui a été rénovée pour devenir un îlot de fraîcheur :

elle est davantage végétalisée, avec des points d’eau, des matériaux naturels et moins d’asphalte.

L’objectif est que ces espaces restent confortables en période de vague de chaleur et profitent aux enfants pendant la période scolaire, mais pourrait également s’ouvrir aux publics fragiles qui y auraient accès en période de canicule hors temps scolaire. Au-delà de la dimension environnementale, ces dispositifs intègrent une forte dimension pédagogique et sociale.

 

Panorama d'exemples :

Présentation de Florine PILATUS et Cyril POUVESLE du CEREMA Normandie-Centre, lors du webinaire sur les Solutions d'Adaptation Fondées sur la Nature organisé par l'ARB en janvier 2021 : Cours d'écoles résilientes : concevoir des espaces adaptés au réchauffement climatique, combinant le bien-être des enfants, et le développement de nouveaux usages favorisant le lien social

 

Planter des vergers de ceinture autour des villages

Situé à l’interface entre le village et la campagne, les vergers de ceinture faisaient parti des paysages traditionnels. Souvent abandonnés puis arrachés pour faire place à de nouvelles constructions, ils suscitent aujourd’hui un intérêt nouveau.

Qu’ils soient de hautes ou de basses tiges, associés à des prairies pour former des prés-vergers, à vocation paysagère ou agricole, ils participent à la trame verte et recèlent de nombreuses richesses (faune et flore) qui méritent d’être mises en valeur. Ils forment une transition douce entre la forêt, les villages et les espaces cultivés.

Dans le contexte de changement climatique, ils pourront jouer un rôle de régulation de températures et participeront à la création d’ilots de fraicheur.

 

Actions à entreprendre :

Prendre en compte les vergers de ceinture dans les outils en lien avec la connaissance et l’urbanisme :

  • En amont : connaitre les vergers encore présents en les cartographiant, en les intégrant dans les démarches d'IBC/ABC
  • Porter à connaissance permettant de rappeler les enjeux et les préconisations liés aux vergers sur un territoire,
  • Permettre de transcrire les objectifs de protection et de  valorisation des vergers dans les PLU(i)

Replanter des variétés locales

 

Chouzé sur Loire ©PL - ARB CVL

Contact
Pascale LARMANDE

Animatrice territoriale sur les Solutions d'adaptation fondées sur la Nature

Agence régionale de la biodiversité Centre-Val de Loire (ARB CVL)