Cours d'eau Rivière l'Ozée (28) ©Didier Leplat
  • Démarche d’ajustement au climat actuel ou attendu, ainsi qu’à ses conséquences. Pour les systèmes humains, il s’agit d’atténuer les effets préjudiciables et d’exploiter les effets bénéfiques. Pour les systèmes naturels, l’intervention humaine peut faciliter l’adaptation au climat attendu ainsi qu’à ses conséquences (GIEC).
  • suspension de particules dans un gaz
  • pouvoir réfléchissant d’une surface
  • basiques, le contraire d'acides
  • dépôts sédimentaires constitués de matériaux solides tels du sable, de la vase, de l'argile, des galets, du limon et des graviers, transportés par les eaux d’un cours d’eau, le plus souvent intermittent, sur une plaine inondable, un delta, une plage ou autre équivalent
  • coléoptères ravageurs des crucifères (colza, choux).
  • cavités profondes et irrégulières
  • désigne un sol cultivé en agriculture
  • période sévère de basses eaux
  • Intervention humaine visant à réduire les sources ou à renforcer les puits de gaz à effet de serre (GIEC).
  • ensemble des espèces d'oiseaux d'une région donnée
  • remblais de terres et de graviers le long d'un cours d'eau, qui permettent de former les méandres (virages)
  • En biologie, ensemble de la matière organique d'origine végétale, animale, bactérienne ou fongique.
  • processus d'innovation et ingénierie qui s'inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant
  • dont la coquille est formée de deux valves, reliées par une charnière, un ligament corné flexible et un ou deux muscles > par exemple chez les coques, moules, palourdes, pétoncles, huîtres, couteaux, coquilles Saint-Jacques...
  • sur des sols calcaires
  • moyenne des conditions météorologiques sur une longue période (30 ans)
  • phénomène physique à l’origine d’échange de chaleur via un fluide
  • montées soudaines du niveau d'eau dans un cours d'eau
  • qualifie un organisme aquicole vivant et se reproduisant en eau douce
  • Arrêt du remplissage du grain de blé lors de sa phase de maturation à cause de trop grandes chaleurs (canicule). Cela a pour effet de diminuer le poids du grain et donc le rendement.
  • étude scientifique du comportement animal principalement en milieu naturel
  • niveler, lisser
  • période où le niveau d'eau d'un cours d'eau est le plus bas
  • accumulation excessive de nutriments au sein d'un écosystème aquatique.
  • épanchements de liquide organique
  • types différents d'écoulement présents dans un cours d'eau (rapides, plats, radiers, mouilles)
  • Cours d'eau se jetant directement dans la mer, quelle que soit son importance
  • Phénomène artificiel de morcellement de l'espace (définition de l'Insee)
  • période de reproduction des poissons
  • une zone de gagnage est un endroit utilisé par des animaux sauvages pour se nourrir
  • Qui concerne la répartition selon leur diamètre, des particules des roches, sables, et graviers.
  • Le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) sur le sol, regroupant les ministères de l’agriculture et de l’environnement, l’OFB, l’INRAE, l’IGN, le BRGM, l’ADEME et l’IRD a pour mission de compiler et traiter les informations sur les sols relative à leur inventaire, leur conservation, leur analyse et leur qualité.
  • qui possède les organes reproducteurs des deux sexes
  • mouvement, distribution et qualité de l'eau
  • L’hydromorphologie c’est l’étude de la morphologie des cours d'eau (nature du sol, débit, pente, granulométrie du fond, etc.) des cours d’eau, fleuves et rivières, et notamment l’évolution des profils en long et en travers et du tracé planimétrique. <br />L’hydromorphologie c’est aussi l’étude des caractéristiques physiques naturelles des rivières et de leurs annexes hydrauliques (les variations de profondeur, de courant, la structure et la politique d’entretien et d’aménagement de ces rivières et fleuves).
  • à propos d'un flux, qui se dirige vers un système avec lequel il va interagir
  • Espèce qui est liée très fortement à cet organisme ou ce milieu et qui peut difficilement vivre sans celui-ci
  • rayonnements électromagnétiques d’une longueur d’onde supérieure à celle de la lumière, ne leur permettant pas d’être visibles.
  • qui mangent la lignine, principal composant du bois avec la cellulose et l'hémicellulose
  • feuilles mortes, aiguilles, branches, fruits, mousses que composent les premiers centimètres sur le sol
  • variations artificielles du niveau d'eau d'un plan d'eau, d'une voie navigable ou d'une retenue exploitée
  • le temps qu'il fait à un instant et à un endroit donnés
  • seuils, radiers de pont, passages busés, barrages, etc. qui sont de nature à altérer la migration des espèces aquatiques, ainsi que la diversité et la qualité des habitats naturels disponibles (définition de l'Insee)
  • relatifs aux marais
  • Un peuplement forestier se caractérise par un mode de renouvellement des arbres (régénération naturelle ou artificielle), par un régime (futaie, taillis, taillis sous futaie), par la structure (âge des arbres) et par la répartition des différentes essences d’arbres.
  • Étude de l'évolution des phénomènes cycliques de la vie des plantes (germination, floraison...) et des animaux (migration, hibernation...) en fonction des variations climatiques.
  • durée quotidienne de la lumière du jour
  • Processus par lequel les plantes fabriquent des sucres et de l'oxygène à partir de la lumière et du CO2
  • végétaux communément appelés roseaux, genre de plantes herbacées de la famille des Poaceae
  • Un protocole expérimental désigne l'ensemble des étapes et des règles à respecter pour mener une expérience scientifique.
  • Action qui consiste à remettre le cours d’eau dans une configuration plus naturelle, en recréant ses anciens méandres ou en créant un nouveau tracé avec des profils variés
  • Linéaire d'arbres en bordures de cours d'eau
  • Combinaison de la probabilité d’une inondation et des conséquences négatives potentielles pour la santé humaine, l’environnement, le patrimoine culturel et l’activité économique associées à une inondation.
  • Cours d’eau moyennement important, alimenté en eau par d’autres cours d’eau (affluents) et confluant avec un cours d’eau de plus grande importance
  • Petit cours d'eau peu profond, au débit modéré
  • processus selon lequel des particules de matières se déposent en couches
  • ensemble de particules en suspension dans l'eau, l'atmosphère ou la glace, qui a finit par se déposer sous l'effet de la pesanteur souvent en couches ou strates successives
  • groupes d'espèces
  • méthodes limitant le travail du sol
  • micro-formes en buttes ou en mottes plus ou moins arrondies, de 40 centimètres à plus d'un mètre de haut
  • Capacité d'une entreprise à générer de la richesse par son cycle de production

Du cours d'eau au bassin versant

Les cours d'eau sont des milieux qui transportent l'eau depuis une source jusqu'à un exutoire. Un cours d'eau naît sur les hauteurs, en amont, puis s'écoule gravitairement vers le fond de vallée, pour rejoindre un autre cours d'eau ou la mer, en aval. Il accueille sur ses berges, dans son lit et ses eaux, une biodiversité riche et dépendante de sa qualité.

Le cours d'eau fait partie du cycle de l'eau. Tout au long de son parcours, il est alimenté par d'autres cours d'eau (appelés affluents), par les eaux de ruissellement des précipitations, par les zones humides, par les nappes souterraines. 

L'ensemble du territoire qui collecte toutes ces eaux vers un même cours d'eau est appelé bassin versant. Ainsi, toutes les activités ayant lieu sur un même bassin versant impactent la qualité et la quantité d’eau.

©OIeau
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Le cycle physique de l'eau

L'eau est essentielle à la vie sur Terre. Grâce au soleil qui provoque l'évaporation, le cycle physique se met en place. L'évaporation des zones en eau (mers, lacs, étangs, marais...) sous l'effet des rayonnements solaires permet un dégagement de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Cette évaporation s'additionne à l'évapotranspiration induite par la végétation. Toute cette vapeur d'eau, sous l'effet du refroidissement, se condense en nuages remplis de gouttelettes (mais aussi en rosée, en givre...). Une fois saturés en gouttelettes, ces nuages donnent lieu à des précipitations : pluie, neige ou grêle.

Les précipitations permettent l'alimentation en eau des lacs, étangs, mares, rivières, végétaux..., mais aussi par l'infiltration dans les sols, à l'alimentation des nappes souterraines. L'eau circule dans les roches et sur terre. Ce ruissellement qu'il soit souterrain ou superficiel, contribue à alimenter en eau les mers et océans et au passage les rivières, les marais, les tourbières, les végétaux... Puis, sous l'effet du soleil, ces zones en eau s'évaporeront, les végétaux transpireront et le cycle redémarre !

C’est une notion primordiale : les végétaux et les zones en eau (à la fois aquatiques et humides), assurent l’évaporation ou l'évapotranspiration qui engendrent une condensation et des précipitations. Sans ces précipitations, pas d’infiltration et pas d'alimentation de nappe phréatique dans lesquelles nous puisons notre eau potable.

Des milieux vivants

Les cours d'eau transportent sables, graviers et galets. Ces éléments sont déposés sur les fonds au fil de l'eau, selon la pente et le tracé. Cette dynamique est importante car elle permet la création de zones de frayères (graviers fins où pondent les poissons), d'ilots sableux bien connus sur la Loire, de grèves ou de zones plus enrochées

Les cours d’eau fournissent aux animaux aquatiques une voie de déplacement entre divers habitats aquatiques et terrestres, tout au long de leur cycle de vie : naissance, reproduction, développement...

La diversité des forêts bordant les cours d’eau, appelées ripisylves et des végétations de hautes herbes sur les berges appelées mégaphorbiaies procure des habitats à de nombreuses espèces aquatiques et/ou terrestres, et favorise le ralentissement du débit et la filtration de l’eau.

Aussi, préserver et restaurer ces milieux sont des actions primordiales pour qu’ils retrouvent leurs fonctionnalités.

©OIeau
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Qui vit dans les cours d'eau ?

Dès qu'il y a de l'eau, il y a de la vie ! Que ce soit dans le cours d'eau, sur ses berges boisées en ripisylve ou forêt alluviale, ou ses berges enherbées en prairie alluviale (ou inondable), les milieux aquatiques sont abritent de nombreuses espèces florales et faunistiques.

Des oiseaux pêcheurs, comme le Martin pêcheur, le Cormoran ou le Héron cendré, profitent des boisements de cornouiller, fusain, aulne et saule, pour pêcher à l'affut depuis les berges, ou se nourrir de larves de libellules, comme celles du Gomphe serpentin qui affectionne les rivières. Les berges peuvent aussi servir de refuge aux mammifères, avec les terriers des Castors d'Europe ou les "catiches" de la Loutre d'Europe.

Dans l'eau de la rivière, les mollusques d'eau douce comme la Grande Mulette profitent des eaux de qualités et des fonds de sédiments fins pour s'enfouir. Cette dernière utilise même la Lamproie marine comme hôte pour ses larves !

Bien sûr, les poissons sont les maîtres des eaux. Poissons migrateurs anadromes tels le Saumon ou la Lamproie (vivent en mer puis remontent les fleuves et rivières pour se reproduire en eau douce), ou catadrome comme l'Anguille d'Europe (vie en eau douce puis retourne en eau de mer pour pondre), les eaux de la région abritent aussi des espèces non migratrices, comme le Brochet, le Barbeau, la Tanche...

Côté flore, le Flûteau nageant est une espèce emblématique qui vient fleurir les cours d'eau de la région. Les prairies alluviales sont aussi des zones majeures pour des espèces comme la Sanguisorbe officinale, l'Orchis incarnat, la Gratiole officinale... Ce sont plus de 600 espèces florales qui sont dénombrées dans ces prairies !

Martin pêcheur ©M. Queyrie
Martin pêcheur ©M. Queyrie
Gomphe serpentin ©Cen Allier
Gomphe serpentin ©Cen Allier
Loutre d'Europe ©Franck Merlier
Loutre d'Europe ©Franck Merlier
Barbeaux dans l'Anglin ©N. Van Ingen
Barbeaux dans l'Anglin ©N. Van Ingen
Grande Mulette ©V. Prié
Grande Mulette ©V. Prié
Flûteau nageant ©J. Mondion, CBN bassin Parisien
Flûteau nageant ©J. Mondion, CBN bassin Parisien
Zoom sur

Le syndicat de la vallée de l'Yèvre (SIVY)

Le syndicat de la vallée de l'Yèvre (SIVY) est une collectivité publique dans le département du Cher qui a la compétence pour gérer les milieux aquatiques. Elle agit sur le bassin versant de la rivière de l'Yèvre, qui est un affluent du Cher, en mettant en oeuvre des actions pour préserver et restaurer ce cours d'eau et ses affluents. 

Pour cela, le SIVY a porté et animé un contrat territorial de 2016 à 2020, en partenariat avec différents acteurs du territoire, ce qui a permis de réaliser des travaux pour retrouver un meilleur fonctionnement de la rivière et ainsi retrouver une biodiversité sur le territoire. 

Par exemple, le SIVY a réalisé des travaux sur le ruisseau de Saint Palais sur la commune de Saint Palais.  

Le contrat territorial étant terminé, le syndicat travaille actuellement en concertation avec les acteurs du bassin versant pour faire le bilan des actions réalisés de 2015 à 2020 et élaborer un nouveau programme d'actions. 

Cours d'eau reméandré, à Saint Martin d'Auxigny ©SIVY
Cours d'eau reméandré, à Saint Martin d'Auxigny ©SIVY

D'autres exemples de restauration de milieux...

Le Département de l'Eure-et-Loir valorise les travaux menés sur les cours d'eau de son territoire.

Quelques espèces associées aux cours d'eau

Survolez les bulles pour découvrir les espèces associées à ce milieu
Rivière de la Cléry dans le Loiret ©Julien Prosper-AFPCVL
Caloptéryx éclatant
Caloptéryx éclatant - © E. Regent

Le Caloptéryx éclatant (Calopteryx splendens) se retrouve le long des rivières et ruisseaux au courant lent, ensoleillés et bien oxygénés. Facilement reconnaissable, cette demoiselle de l’ordre des Odonates présente un corps bleu-métallique et des ailes à demi transparentes pour le mâle, et un corps vert métallique aux ailes transparentes légèrement fumées pour la femelle.

Chabot
Chabot - ©Afpcvl & www.refletsdeaudouce.fr

Pour vivre heureux, vivons cachés ! Le Chabot (Cottus gobio) est un poisson peu visible le jour, qui demeure le plus souvent tapis sous les pierres des rivières à truites. Il ne se déplace que rarement la nuit, pour se nourrir. C'est une espèce très sensible à la qualité des eaux.

Cigogne noire
Cigogne noire -  © Stéphane Héroux - Nature'O'Centre

La Cigogne noire (Ciconia nigra) est étroitement liée aux ruisseaux puisque les Chabots qu’elle y trouve sont l’une de ses proies préférées ! Le Centre Val de Loire est l’un des bastions historiques de cette espèce protégée.

Castor
Castor - © François Hergott_Cen Centre-Val de Loire

Ce mammifère aquatique (Castor fiber), réintroduit sur la Loire dans les années 1970, a recolonisé la Loire et une partie de ses affluents.

Renoncule des fleuves
Renoncule des fleuves - © Rémi Dupré

La Renoncule des fleuves (Ranunculus penicillatus), commune dans les grands cours d'eau où ses longues tiges ondulent dans le courant.

Aulne glutineux
Aulne glutineux - © Rémi Dupré

L'Aulne glutineux (Alnus glutinosa) est très fréquent dans les bois marécageux, le long des petits et moyens cours d'eau où le sol est longuement engorgé. Les aulnaies constituent un élément important du paysage dans les régions naturelles où les milieux humides et aquatiques sont très présents. La végétation en sous-bois est souvent luxuriante, dominée par les hautes herbes. Les fougères et les mousses peuvent y être abondantes. L'Aulne est parfaitement adapté à ce sol asphyxiant grâce aux petites excroissances orangées présentes sur les racines capables de fixer l'azote atmosphérique. Son bois fraichement coupé est reconnaissable à sa couleur rouge orangé.

Fritillaire pintade
Fritillaire pintade - © Alexandre Roubalay

La Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), protégée régionale, fleurit au tout début du printemps dans les prairies inondables de la Loire et de ses affluents.

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