Milieux urbains et artificiels Olivet - Voies vertes © LRP
  • basiques, le contraire d'acides
  • coléoptères ravageurs des crucifères (colza, choux).
  • En biologie, ensemble de la matière organique d'origine végétale, animale, bactérienne ou fongique.
  • sur des sols calcaires
  • Arrêt du remplissage du grain de blé lors de sa phase de maturation à cause de trop grandes chaleurs (canicule). Cela a pour effet de diminuer le poids du grain et donc le rendement.
  • étude scientifique du comportement animal principalement en milieu naturel
  • épanchements de liquide organique
  • Le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) sur le sol, regroupant les ministères de l’agriculture et de l’environnement, l’OFB, l’INRAE, l’IGN, le BRGM, l’ADEME et l’IRD a pour mission de compiler et traiter les informations sur les sols relative à leur inventaire, leur conservation, leur analyse et leur qualité.
  • qui mangent la lignine, principal composant du bois avec la cellulose et l'hémicellulose
  • feuilles mortes, aiguilles, branches, fruits, mousses que composent les premiers centimètres sur le sol
  • relatifs aux marais
  • groupes d'espèces
  • méthodes limitant le travail du sol
  • Capacité d'une entreprise à générer de la richesse par son cycle de production

Artificialisation, de quoi parle-t-on ?

Pour l’Observatoire national de l’artificialisation des sols, l’artificialisation se définit comme « la transformation d’un sol naturel, agricole ou forestier, par des opérations d’aménagement pouvant entraîner une imperméabilisation partielle ou totale… ». C’est ce phénomène que l’on appelle l’artificialisation. Les espaces artificiels se retrouvent dans les zones urbaines et périurbaines, les routes, les usines, les carrières, les chantiers… Appelés également milieux urbains lorsque l’on se situe dans la ville (bâtiments d’habitations, de bureaux, commerces, rues, zones d’activités, parking, etc.), certains espaces artificialisés sont également présents en dehors des zones urbaines (infrastructures de transports, carrières, constructions isolées, bâtiments agricoles, etc.).

Un milieu hostile à la biodiversité ...

Les milieux artificiels sont globalement peu propices à la biodiversité du fait de la forte concentration de perturbations d’origine humaine. Les espaces végétalisés ont une surface relativement réduite et sont le plus souvent déconnectés entre eux. Les constructions constituent des obstacles infranchissables pour les espèces peu mobiles. Le fonctionnement biologique des individus est altéré par la pollution (particules, dioxyde d’azote…), les éclairages artificiels, le bruit, le piétinement… Sur les infrastructures de transport, les collisions engendrent une mortalité importante, notamment pour la Chouette effraie et le Hérisson d’Europe. Les activités liées aux travaux et à l’extraction de matériaux dégradent profondément les sols, perturbent les écoulements, détruisent la flore et entraînent la disparition d’habitats.
 

Comment préserver le vivant dans ces milieux ?

La diversité biologique des espaces artificiels dépend de leur aménagement et de leur gestion. L’accès à la nature, la présence des herbes « folles », la place des arbres… : les sujets pour la biodiversité touchent tous les milieux urbains ou artificiels. La gestion différenciée, mais aussi les réflexions autour des continuités écologiques ou encore du ralentissement de l’artificialisation sont autant de méthodes qui permettent d’obtenir ou de maintenir des zones de quiétude et d’accueil pour la biodiversité. L’arrêt des produits phytosanitaires dans les espaces verts est d’ailleurs l’occasion de remettre en cause les pratiques coûteuses pour la vie en ville.
Autre exemple, la végétalisation de l’espace public comme privé (jardins, parcs, trottoirs, cimetière) permet à la fois de développer la biodiversité et de répondre aux enjeux de la ville face au changement climatique : gestion de l’eau pluviale, lutte contre les effets d’îlots de chaleur ou encore amélioration du cadre de vie.

La nuit aussi, le vivant est en ville ! La lutte contre la pollution lumineuse est primordiale pour garantir le bon fonctionnement de la vie nocturne. Cela passe par la limitation de l’éclairage et l’adaptation du matériel. En plus de préserver la biodiversité, cela permet de faire des économies d’énergie. 

Enfin, le bâti peut également être favorable à la biodiversité, aussi bien dans le neuf en intégrant, dès la construction, de la végétalisation sur les façades ou les toitures, ou lors de la rénovation de l’ancien, en maintenant les capacités d’accueil de la faune. Hirondelles, Martinets noirs ou encore chauves-souris sont favorisés par l’installation de nichoirs ou le maintien d’ouvertures vers les combles ou les granges.

Zoom sur

0 artificialisation nette

L’artificialisation des sols contribue au dérèglement climatique et à l'érosion de la biodiversité. Le gouvernement souhaite protéger les espaces naturels et agricoles en instaurant dès 2018 lors de la présentation du Plan Biodiversité, l’objectif de “zéro artificialisation nette”. Il s’agit de limiter autant que possible la consommation de nouveaux espaces et, lorsque c’est impossible, de « rendre à la nature » l’équivalent des superficies consommées en “renaturant” des espaces artificialisés.  Les lois “ELAN” (2018) puis “Climat et Résilience” (2021) précisent la traduction de cet objectif dans les documents d’urbanisme (SRADDET, SCOT et PLU) notamment en fixant des objectifs d’intégration d’ici 2027 pour permettre d’atteindre cet objectif en 2050.

En chiffres

  • 66,1

    habitants / km² en Centre-Val de Loire

  • 12,4 %

    d'augmentation de l'artificialisation du territoire régionale entre 2006 et 2015

 

De la vie en ville !

Le milieu urbain se caractérise par une multitude d’habitats potentiels dont la richesse biologique est très hétérogène. Parmi ces habitats, nous pouvons retrouver :

  • des reliquats d’espaces naturels (bois, ripisylves, cours d’eau, plan d’eau, …), 
  • des espaces verts publics (parcs, cimetières, cours d’école, alignements d’arbres, parterres, …) ou privés (jardins, potagers, espaces verts d’entreprise, …), 
  • des espaces artificialisés (voiries, trottoirs, bâtis, friches, remblais, etc.).

Souvent de tailles très réduites, ces milieux sont soumis aux contraintes liées à l’activité humaine (dérangement, bruit, pollution, …) favorisant des espèces faunistiques communes et généralistes qui peuvent s’adapter à une large gamme de conditions écologiques et utiliser des ressources variées. 

Les flux de personnes et de marchandises sont aussi particulièrement favorables aux espèces exotiques : animaux domestiques, plantes ornementales, espèces introduites de façon involontaire… Certaines de ces espèces « se naturalisent ». Quelques espèces exotiques peuvent avoir un caractère envahissant, lié à leur forte capacité de colonisation. Leur développement peut alors porter préjudice à d’autres espèces moins compétitrices, ce qui peut affaiblir la diversité de certains espaces. 

Des interventions humaines peuvent également favoriser le maintien et le développement de la biodiversité en modifiant par exemple les pratiques de gestion de ces différents espaces (gestion différenciée des espaces verts, gestion alternative des eaux pluviales, ...), en créant des aménagements favorables (nichoirs, hôtels à insectes, plantation de végétaux locaux, …) voir compensant les atteintes à ces milieux (renaturation, création de passage à faune, …).

Zoom sur

LA VILLE ET LES BELLES INVASIVES

La ville abrite bon nombre de plantes invasives : Ailanthe glanduleux, Ambroisie à feuilles d’Armoise, Renouée du Japon, Asters, Mahonia faux houx, Herbe de la pampa, Balsamine de l’Himalaya, Raisin d’Amérique… Si l’esthétique et l’ambiance afférentes à ces espèces peuvent être appréciées, un possible envahissement vers les espaces naturels périurbains n’est pas à négliger. Certaines collectivités choisissent de ne plus planter ces espèces sur leur territoire. Le Groupe de Travail Plantes Invasives (GTPI) Centre-Val de Loire peut les accompagner grâce à la Charte d’engagement contre l’introduction de plantes invasives. Découvrir cette charte en suivant ce lien.

Le Mahonia faux houx est une plante invasive.

 

A savoir ! Bientôt tout le territoire régional sera concerné par un arrêté préfectoral pour lutter contre les ambroisies invasives. Plus d’informations en suivant ce lien.
Charline TEFFAUT, Conservatoire d'espaces naturels Centre-Val de Loire. Co-animatrice du GTPI. 

Quelques espèces associées au milieu urbain

Survolez les bulles pour découvrir les espèces associées à ce milieu
Marçay dans l'Indre et Loire - Projet d'aménagement de la traverse, Chorème paysagistes concepteurs. © CAUE 41
Martinet noir
Martinet noir - © Philippe Désiré-Perche Nature

Martinet noir (Apus apus) niche dans les vieux batiments et se trouve fortement menacé par les travaux sur le bâti par manque de connaissance de la plupart des entreprises de rénovation.

Renard roux
Renard roux - ©S.Colas

Le Renard roux (Vulpes vulpes) peut être aperçu à la tombée de la nuit même en plein centre ville où il trouve de la nourriture en chassant les petits rongeurs ou en fouillant les poubelles par exemple.

Faucon pèlerin
Faucon pèlerin - ©S.Colas

Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), l'oiseau le plus rapide du monde, est présent dans nos villes pour élever ses jeunes sur les clochers et les immeubles.

Alyte accoucheur
Alyte accoucheur - © Evelyne Cantone

Ce batracien (Alytes obstetricans) se plait bien dans les carrières ou les micro-zones humides en ville.

Cymbalaire des murailles
Cymbalaire des murailles - © Rémi Dupré

La Cymbalaire des murailles (Cymbalaria muralis) apprécie les murs plutôt ombragés.

Cétérach
Cétérach - © Rémi Dupré

Le Cétérach (Asplenium ceterach) est une petite fougère dispersée en région dans les anfractuosités des vieux murs bien exposés.

Valérianelle
Valérianelle - © JC_CBNBP

La souche sauvage de la Mâche cultivée pour la salade (Valerianelle locusta) est souvent répandue au pied des murs.

Spiranthe d'automne
Spiranthe d'automne - © Rémi Dupré

La Spiranthe d’automne (Spiranthes spiralis), en danger, est une orchidée fleurissant à la fin de l’été, parfois présente dans les gazons urbains tondus fréquemment.

Olivet - Voies vertes © LRP

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