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  • L’IPBES adopte le premier rapport mondial sur les liens entre entreprises et biodiversité
L’IPBES adopte le premier rapport mondial sur les liens entre entreprises et biodiversité Un exemple d'aménagements favorables à la biodiversité sur une zone d'activité de Boigny-sur-Bionne
Informations générales
Date de l'actualité
26 Mar .26
  • Type d'événement
    Découverte
  • Démarche d’ajustement au climat actuel ou attendu, ainsi qu’à ses conséquences. Pour les systèmes humains, il s’agit d’atténuer les effets préjudiciables et d’exploiter les effets bénéfiques. Pour les systèmes naturels, l’intervention humaine peut faciliter l’adaptation au climat attendu ainsi qu’à ses conséquences (GIEC).
  • suspension de particules dans un gaz
  • pouvoir réfléchissant d’une surface
  • basiques, le contraire d'acides
  • dépôt sédimentaire transporté par les eaux d’un cours d’eau (gravier, sable, argile…)
  • coléoptères ravageurs des crucifères (colza, choux).
  • qui disséminent leurs grains de pollen grâce au vent
  • cavités profondes et irrégulières
  • désigne un sol cultivé en agriculture
  • période sévère de basses eaux
  • Intervention humaine visant à réduire les sources ou à renforcer les puits de gaz à effet de serre (GIEC).
  • ensemble des espèces d'oiseaux d'une région donnée
  • remblais de terres et de graviers le long d'un cours d'eau, qui permettent de former les méandres (virages)
  • En biologie, ensemble de la matière organique d'origine végétale, animale, bactérienne ou fongique.
  • processus d'innovation et ingénierie qui s'inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant
  • dont la coquille est formée de deux valves, reliées par une charnière, un ligament corné flexible et un ou deux muscles > par exemple chez les coques, moules, palourdes, pétoncles, huîtres, couteaux, coquilles Saint-Jacques...
  • sur des sols calcaires
  • matière naturelle qui compose la carapace des insectes (se prononce [ki.tin])
  • moyenne des conditions météorologiques sur une longue période (30 ans)
  • phénomène physique à l’origine d’échange de chaleur via un fluide
  • montées soudaines du niveau d'eau dans un cours d'eau
  • qualifie un organisme aquicole vivant et se reproduisant en eau douce
  • petites particules circulaires et minces qui ornent la surface supérieure du corps
  • Arrêt du remplissage du grain de blé lors de sa phase de maturation à cause de trop grandes chaleurs (canicule). Cela a pour effet de diminuer le poids du grain et donc le rendement.
  • étude scientifique du comportement animal principalement en milieu naturel
  • niveler, lisser
  • les ailes dures qui recouvrent l’abdomen d'insectes comme les coléoptères
  • obstruction du lit d'un cours d'eau
  • période où le niveau d'eau d'un cours d'eau est le plus bas
  • accumulation excessive de nutriments au sein d'un écosystème aquatique.
  • le cumul des expositions à des facteurs environnementaux (c'est-à-dire non génétiques) que subit un organisme, de sa conception à sa fin de vie, en passant par le développement in utero, complétant l'effet du génome
  • épanchements de liquide organique
  • types différents d'écoulement présents dans un cours d'eau (rapides, plats, radiers, mouilles)
  • action de couper et enlever les plantes aquatiques des rivières ou des étangs
  • Cours d'eau se jetant directement dans la mer, quelle que soit son importance
  • Phénomène artificiel de morcellement de l'espace (définition de l'Insee)
  • période de reproduction des poissons
  • lieux aquatiques où se reproduisent les poissons et les amphibiens et par extension les mollusques et les crustacés - l'endroit où les femelles déposent leurs œufs
  • une zone de gagnage est un endroit utilisé par des animaux sauvages pour se nourrir
  • Qui concerne la répartition selon leur diamètre, des particules des roches, sables, et graviers.
  • Le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) sur le sol, regroupant les ministères de l’agriculture et de l’environnement, l’OFB, l’INRAE, l’IGN, le BRGM, l’ADEME et l’IRD a pour mission de compiler et traiter les informations sur les sols relative à leur inventaire, leur conservation, leur analyse et leur qualité.
  • Plante qui vit dans la vase mais dont les feuilles sont au-dessus de la ligne de flottaison : l'appareil végétatif et reproducteur est totalement aérien.
  • qui possède les organes reproducteurs des deux sexes
  • mouvement, distribution et qualité de l'eau
  • qui se base sur l'étude du relief du cours d'eau
  • Plante semi-aquatique qui nécessite d'avoir les racines mouillées. Elle a un absolu besoin de vivre dans l'eau et non seulement en milieu humide.
  • Plante issue de lieux humides et parfois temporairement inondés. Elle peut vivre en milieu terrestre.
  • à propos d'un flux, qui se dirige vers un système avec lequel il va interagir
  • Espèce qui est liée très fortement à cet organisme ou ce milieu et qui peut difficilement vivre sans celui-ci
  • rayonnements électromagnétiques d’une longueur d’onde supérieure à celle de la lumière, ne leur permettant pas d’être visibles.
  • qui sont faites de bois ou qui ressemblent à du bois
  • qui mangent la lignine, principal composant du bois avec la cellulose et l'hémicellulose
  • feuilles mortes, aiguilles, branches, fruits, mousses que composent les premiers centimètres sur le sol
  • variations artificielles du niveau d'eau d'un plan d'eau, d'une voie navigable ou d'une retenue exploitée
  • le temps qu'il fait à un instant et à un endroit donnés
  • Urbanisation dispersée (habitat individuel, bâtiments agricoles, etc.) dans des espaces demeurés naturels, agricoles ou forestiers.
  • Petite protubérance en forme de boule au niveau des racines des plantes, développée sous l'action d'une symbiose entre la plante et des bactéries fixatrices d'azote. Les racines des légumineuses (pois, fèves, trèfles) en sont garnies.
  • Petites protubérances en forme de boules au niveau des racines des plantes, développées sous l'action d'une symbiose entre la plante et des bactéries fixatrices d'azote. Les racines des légumineuses (pois, fèves, trèfles) en sont garnies.
  • seuils, radiers de pont, passages busés, barrages, etc. qui sont de nature à altérer la migration des espèces aquatiques, ainsi que la diversité et la qualité des habitats naturels disponibles (définition de l'Insee)
  • Plus vaste écozone du globe terrestre, elle regroupe l’Europe, l’Asie du nord, l’Afrique du nord et une petite partie du Moyen-Orient.
  • relatifs aux marais
  • Un peuplement forestier se caractérise par un mode de renouvellement des arbres (régénération naturelle ou artificielle), par un régime (futaie, taillis, taillis sous futaie), par la structure (âge des arbres) et par la répartition des différentes essences d’arbres.
  • Étude de l'évolution des phénomènes cycliques de la vie des plantes (germination, floraison...) et des animaux (migration, hibernation...) en fonction des variations climatiques.
  • durée quotidienne de la lumière du jour
  • Processus par lequel les plantes fabriquent des sucres et de l'oxygène à partir de la lumière et du CO2
  • végétaux communément appelés roseaux, genre de plantes herbacées de la famille des Poaceae
  • Un protocole expérimental désigne l'ensemble des étapes et des règles à respecter pour mener une expérience scientifique.
  • Action qui consiste à remettre le cours d’eau dans une configuration plus naturelle, en recréant ses anciens méandres ou en créant un nouveau tracé avec des profils variés
  • Linéaire d'arbres en bordures de cours d'eau
  • Combinaison de la probabilité d’une inondation et des conséquences négatives potentielles pour la santé humaine, l’environnement, le patrimoine culturel et l’activité économique associées à une inondation.
  • Cours d’eau moyennement important, alimenté en eau par d’autres cours d’eau (affluents) et confluant avec un cours d’eau de plus grande importance
  • Petit cours d'eau peu profond, au débit modéré
  • se dit d'un organisme qui réalise tout ou une partie de son cycle de vie dans le bois en décomposition, ou des produits de cette décomposition.
  • se dit d'organismes qui réalisent tout ou une partie de leur cycle de vie dans le bois en décomposition, ou des produits de cette décomposition.
  • processus selon lequel des particules de matières se déposent en couches
  • ensemble de particules en suspension dans l'eau, l'atmosphère ou la glace, qui a finit par se déposer sous l'effet de la pesanteur souvent en couches ou strates successives
  • groupes d'espèces
  • méthodes limitant le travail du sol
  • micro-formes en buttes ou en mottes plus ou moins arrondies, de 40 centimètres à plus d'un mètre de haut
  • trouble, mêlé de particules en suspension rendant la matière opaque
  • Capacité d'une entreprise à générer de la richesse par son cycle de production
  • millième de millimètre

L'IPBES et ses évaluations

Qu'est-ce que l'IPBES ?

L'IPBES est la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques. Elle regroupe 150 Etats membres, des centaines d'observateurs et implique des milliers d'experts mondiaux.  

Qu'est-ce qu'une évaluation IPBES ?

Les évaluations peuvent être thématiques, géographiques ou méthodologiques. Elles sont composées :

  • d'un rapport scientifique constitué de revues de littérature académique et grise ainsi que la prise en compte des connaissances des populations locales et autochtones
  • d'un résumé pour décideurs, approuvé en fin de processus par les Etats membres de la plateforme

4 ans minimum peuvent s'écouler de l'adoption de la thématique en passant par l'adoption du rapport de cadrage jusqu'à l'adoption de l'évaluation.

Entreprises et biodiversité : une première évaluation mondiale

Le « Rapport d'évaluation méthodologique sur l'impact et la dépendance des entreprises à l'égard de la biodiversité et des services écosystémiques rendus à l'humanité » a été adopté par les 150 Etats membres de l'IPBES le 8 février 2026 à Manchester, au cours de la 12ème plénière.

Il est le fruit d'un travail de 2 ans, mobilisant près de 80 expert.es de 35 pays différents. 

Que retenir de ce rapport ? 10 messages clés, 29 messages de contexte autour de 3 axes : comprendre les relations entre les entreprises et la biodiversité, les leviers et actions possibles, mesurer les dépendances et impacts des entreprises.

Actuellement, seul le résumé pour décideur en anglais est accessible. Le résumé et le rapport complet en français seront disponibles prochainement.

Les messages clés à retenir

Toutes les entreprises dépendent de la biodiversité et peuvent être des vecteurs de changement positif

Toutes les entreprises dépendent de la biodiversité mais ont un impact et génère sont érosion. Depuis 1992, le capital produit par l'homme (par exemple, les bâtiments et les machines) qui améliore la productivité économique a augmenté d'environ 100 % par habitant en moyenne, avec de fortes disparités entre les pays, tandis que les stocks de capital naturel (écosystèmes et ressources naturelles) ont été réduits de près de 40 % (issu du rapport).

Toutes les entreprises ont la responsabilité de prendre en compte leurs impacts et leurs dépendances.

En s’engageant de manière appropriée avec la science et les connaissances, méthodes et pratiques autochtones et locales, les entreprises pourraient mieux mesurer et gérer leurs impacts et leurs dépendances 

Il est nécessaire de créer les conditions favorables à l'action des entreprises

Les conditions externes actuelles dans lesquelles les entreprises opèrent ne sont pas toujours compatibles avec la réalisation d’un avenir juste et durable et perpétuent les risques systémiques (modèles d'affaires axés sur la consommation matérielle, vision à court terme, manque de visibilité sur la chaîne de valeur).

Créer un environnement favorable peut inciter à des actions bénéfiques pour les entreprises, la biodiversité et la société. 

Pour exemple 7300 milliard de dollars de flux financiers (privés et publics) annuels soutiennent des activités contribuant à l'érosion de la biodiversité tandis que 220 milliards de dollars sont fléchés vers des activités pour sa restauration, conservation et utilisation durable.

La collaboration entre les acteurs : un levier essentiel

La collaboration, les actions collectives et individuelles sont essentielles pour créer un environnement favorable où les entreprises contribuent à un avenir juste et durable. Le changement impulsé par une diversité d’acteurs permettra de reconfigurer le visage de l’économie.

Les méthodes, connaissances et données suffisantes existent

Les méthodes appropriées pour mesurer et gérer les impacts et les dépendances de l'entreprise peuvent être choisies en fonction du contexte des entreprises. Différentes méthodes de mesure et de gestion des impacts et des dépendances sont nécessaires pour différents secteurs, niveaux de prise de décision et objectifs commerciaux. 

La bonne nouvelle est que ces méthodes, connaissances et données existent déjà et peuvent éclairer davantage les décisions et les actions, directement et dans la chaîne de valeur.

Le rapport identifie cependant des lacunes dans les connaissances et leur application par exemple l'accès et valorisation des retours d'expériences d'entreprises.

Vous êtes une entreprise et vous souhaitez agir ?

Un exemple d'aménagements favorables à la biodiversité sur une zone d'activité de Boigny-sur-Bionne

Contact
Eugénie MUNTONI

Animatrice des réseaux économiques

Agence régionale de la biodiversité Centre-Val de Loire (ARB CVL)