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  • Comprendre l'interdépendance entre l'eau et la biodiversité : les nouvelles données
Comprendre l'interdépendance entre l'eau et la biodiversité : les nouvelles données Étang des Ardennes, Indre ©N. Van Ingen
Informations générales
Date de l'actualité
28 juin .22
  • Type d'événement
    L'Observatoire
  • basiques, le contraire d'acides
  • coléoptères ravageurs des crucifères (colza, choux).
  • période sévère de basses eaux
  • périodes sévères de basses eaux
  • remblais de terres et de graviers le long d'un cours d'eau, qui permettent de former les méandres (virages)
  • En biologie, ensemble de la matière organique d'origine végétale, animale, bactérienne ou fongique.
  • processus d'innovation et ingénierie qui s'inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant
  • sur des sols calcaires
  • Arrêt du remplissage du grain de blé lors de sa phase de maturation à cause de trop grandes chaleurs (canicule). Cela a pour effet de diminuer le poids du grain et donc le rendement.
  • étude scientifique du comportement animal principalement en milieu naturel
  • niveler, lisser
  • période où le niveau d'eau d'un cours d'eau est le plus bas
  • accumulation excessive de nutriments au sein d'un écosystème aquatique.
  • épanchements de liquide organique
  • Phénomène artificiel de morcellement de l'espace (définition de l'Insee)
  • période de reproduction des poissons
  • une zone de gagnage est un endroit utilisé par des animaux sauvages pour se nourrir
  • Qui concerne la répartition selon leur diamètre, des particules des roches, sables, et graviers.
  • Le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) sur le sol, regroupant les ministères de l’agriculture et de l’environnement, l’OFB, l’INRAE, l’IGN, le BRGM, l’ADEME et l’IRD a pour mission de compiler et traiter les informations sur les sols relative à leur inventaire, leur conservation, leur analyse et leur qualité.
  • mouvement, distribution et qualité de l'eau
  • qui se base sur l'étude du relief du cours d'eau
  • qui mangent la lignine, principal composant du bois avec la cellulose et l'hémicellulose
  • feuilles mortes, aiguilles, branches, fruits, mousses que composent les premiers centimètres sur le sol
  • variations artificielles du niveau d'eau d'un plan d'eau, d'une voie navigable ou d'une retenue exploitée
  • seuils, radiers de pont, passages busés, barrages, etc. qui sont de nature à altérer la migration des espèces aquatiques, ainsi que la diversité et la qualité des habitats naturels disponibles (définition de l'Insee)
  • relatifs aux marais
  • durée quotidienne de la lumière du jour
  • végétaux communément appelés roseaux, genre de plantes herbacées de la famille des Poaceae
  • Action qui consiste à remettre le cours d’eau dans une configuration plus naturelle, en recréant ses anciens méandres ou en créant un nouveau tracé avec des profils variés
  • Actions qui consistent à remettre le cours d’eau dans une configuration plus naturelle, en recréant ses anciens méandres ou en créant un nouveau tracé avec des profils variés
  • Linéaire d'arbres en bordures de cours d'eau
  • Linéaires d'arbres en bordures de cours d'eau
  • ensemble de particules en suspension dans l'eau, l'atmosphère ou la glace, qui a finit par se déposer sous l'effet de la pesanteur souvent en couches ou strates successives
  • groupes d'espèces
  • méthodes limitant le travail du sol
  • Capacité d'une entreprise à générer de la richesse par son cycle de production

L’Observatoire suit les données sur les milieux aquatiques et humides en Centre-Val de Loire, une région d’eau. Partout dans les territoires, la biodiversité dépend de la présence de ces milieux fragiles, fortement menacés par les activités humaines. Au travers des indicateurs publiés dans le nouvel état des lieux de la biodiversité régionale, voici en quelques extraits, des éléments pour comprendre les enjeux liés à l’eau et à la biodiversité.

L'impact des paysages sur le cycle de l'eau en Centre-Val de Loire

La compréhension du cycle de l'eau et de l'interdépendance entre eau, sols et paysages, permet de saisir les notions de circulation des espèces, d'infiltration des eaux, de dépendance à la ressource...

Le schéma du cycle de l’eau présenté ci-dessous illustre les éléments typiques du paysage en Centre-Val de Loire et le cycle de l’eau et la place de l’eau dans notre région.

L'eau est fortement présente dans notre région. Acheminée par les cours d'eau et les précipitations, présente suite aux temps géologiques dans les nappes phréatiques, elle se répartit différemment selon les paysages et les sols qu'elle traverse. C'est ainsi qu'en Centre-Val de Loire nous avons des milieux humides comme en Brenne, des marais comme dans le Gâtinais, des prairies alluviales, des mares forestières... Tous ces milieux créés par la présence d'eau génèrent des écosystèmes riches qui travaillent pour l'espèce humaine (zone d'expansion de crues, baisse des températures, filtration des pollutions...).

La présence de l'eau permet divers usages comme l'irrigation en milieu agricole, l'élevage en zone de prairies humides, le forage pour alimenter les villes et villages en eau potable.

Illustration du cycle de l'eau ©ARB Centre-Val de Loire
Illustration du cycle de l'eau ©ARB Centre-Val de Loire
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Le cycle physique de l'eau

L'eau est essentielle à la vie sur Terre. Grâce au soleil qui provoque l'évaporation, le cycle physique se met en place. L'évaporation des zones en eau (mers, lacs, étangs, marais...) sous l'effet des rayonnements solaires permet un dégagement de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Cette évaporation s'additionne à l'évapotranspiration induite par la végétation. Toute cette vapeur d'eau, sous l'effet du refroidissement, se condense en nuages remplis de gouttelettes (mais aussi en rosée, en givre...). Une fois saturés en gouttelettes, ces nuages donnent lieu à des précipitations : pluie, neige ou grêle.

Les précipitations permettent l'alimentation en eau des lacs, étangs, mares, rivières, végétaux..., mais aussi par l'infiltration dans les sols, à l'alimentation des nappes souterraines. L'eau circule dans les roches et sur terre. Ce ruissellement qu'il soit souterrain ou superficiel, contribue à alimenter en eau les mers et océans et au passage les rivières, les marais, les tourbières, les végétaux... Puis, sous l'effet du soleil, ces zones en eau s'évaporeront, les végétaux transpireront et le cycle redémarre !

C’est une notion primordiale : les végétaux et les zones en eau (à la fois aquatiques et humides), assurent l’évaporation ou l'évapotranspiration qui engendrent une condensation et des précipitations. Sans ces précipitations, pas d’infiltration et pas d'alimentation de nappe phréatique dans lesquelles nous puisons notre eau potable.

Les milieux aquatiques et humides : des milieux menacés

De multiples facteurs impactent le cycle de l'eau. 4 principaux majeurs sont présentés ici, faisant écho aux causes d'effondrement de la biodiversité.

Destruction des milieux

Les milieux aquatiques et humides sont soumis à des pressions telles que le comblement des mares, l'assèchement des zones humides. Ces milieux sont également menacés par les pollutions, principalement d'origine industrielles et agricoles qui vont créer une eutrophisation des zones en eau, réduisant alors l'oxygène disponible à la faune et flore aquatiques. Les conditions de vie deviennent alors impropres aux espèces les plus sensibles (comme la Truite fario, l'Écrevisse à pieds blancs...).

  • 30%

    des milieux menacés sont des étangs, mares et cours d'eau

  • 22%

    des milieux menacés sont des tourbières, marais et landes humides

Fragmentation des milieux

La fragmentation des milieux impacte le déplacement des espèces le long des cours d'eau. Cette notion est appelée "continuité écologique". Elle est importante pour assurer entre autres, la migration des espèces et leurs cycles de vie. En Centre-Val de Loire, on comptabilise 1 ouvrage tous les 2,4 km de cours d’eau (à titre de comparaison en France métropolitaine, c’est en moyenne 1 ouvrage tous les 6 km).

La notion "d'ouvrages" distingue plusieurs catégories comme les seuils (généralement inférieurs à 5 m) et les barrages (entre 5 et 20 m).

    ©OIEau, 2019
    ©OIEau, 2019

    Pour en savoir plus sur la continuité écologique et découvrir d'autres chiffres et cartographies, lisez l'indicateur et/ou son actualité dédiée !

    Les conséquences du changement climatique

    Le changement climatique impacte fortement la ressource en eau en région. Parmi les principaux enjeux :

    • le risque inondation est majeur. Du fait des crues de la Loire et de ses affluents, 1 habitant sur 8 est concerné par le risque inondation en région (source DREAL). Le régime naturel des crues (variation régulière du niveau d'eau d'un milieu aquatique) est bouleversé par l'urbanisation des zones à risques qui empêche l'infiltration des eaux, l'assèchement des zones humides ou prairies alluviales qui permettent d'écrêter les crues, l'artificialisation des sols qui accélère le ruissellement au détriment de l'infiltration...
    • la quantité d'eau disponible dans les nappes pour alimenter en eau potable les habitant·e·s et permettre les différents usages. 17% des masses d'eau souterraines sont en état quantitatif médiocre (source ORB 2022, d'après données agences de l'eau).
    • la sécheresse impactera également les régimes hydrologiques (variation régulière de l'état du milieu aquatique). C’est par exemple une perte de 10 à 40% des débits moyens des cours d’eau qui est attendue à l’horizon 2050 (source DREAL, 2019). Le suivi ONDE réalisé par l'Office français de la biodiversité rend compte d'une plus grande augmentation des périodes d'assecs qui surviennent de plus en plus tôt.
    • le risque de feux de forêt va considérablement augmenter dans les années à venir. D’ici 2060, il est estimé un risque de feux comparable à ce que connaissent les landes aujourd’hui avec 10 à 25 jours par an de risque de feux, contre 4 jours par an aujourd'hui. (source DREAL 2021). Cela induira une réduction de la végétation et comme expliqué par le cycle de l'eau, une perte de source d'évapotranspiration entraînant une réaction en chaîne.
    Zoom sur

    La sécheresse, de plus en plus longue et précoce

    Conséquences du changement climatique, intensifiés par le manque d'infiltration et de végétalisation, les épisodes de sécheresse sont de plus en plus long et surviennent de plus en plus tôt dans l'année.

    L'Office français de la biodiversité suit le niveau d'écoulement des eaux dans les rivières via l'Observatoire national des étiages (suivi ONDE). Ce réseau permet l'accès à la connaissance et l'aide à la gestion des situations de crise, en fournissant par territoire les informations de rivière en assec ou en écoulement visible.

    La pollution des eaux

    Les pollutions chimiques d'origines industrielles, agricoles ou issues de collectivités occasionnent des impacts négatifs sur la ressource en eau. L'eau peut être rendue impropre à la consommation et nécessiter des traitements à base de charbon actif pour la rendre potable (le coût de l'eau s'en trouve considérablement augmenté). L'eau polluée rend aussi l'habitat inhospitalier en provoquant par exemple une eutrophisation du milieu (développement d'algues suite à une trop forte concentration en nitrates et phosphates). L'eutrophisation prive alors le milieu en oxygène, nécessaire à la respiration de nombreux animaux et végétaux.

    Les pollutions peuvent aussi être sous forme de déchets comme les plastiques, qui dégradent aussi les milieux en affectant le cycle de vie des espèces (ingestion et toxicité induite).

    • 19%

      seulement des cours d'eaux de la région sont en bon état écologique (source OFB, 2022 d'après données agences de l'eau)

    Pour comprendre ce qu'est le "bon état" d'un cours d'eau, découvrir les cartographies de la région et les chiffres sur les cours d'eau et les eaux souterraines, découvrez l'indicateur consacré.

    Découvrir l'état des lieux régional de la biodiversité