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Végétaliser pour la biodiversité et le climat : les guides pratiques Aubépine, arbuste local ©P. Larmande
Informations générales
Date de l'actualité
29 sep .22
  • Type d'événement
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  • Démarche d’ajustement au climat actuel ou attendu, ainsi qu’à ses conséquences. Pour les systèmes humains, il s’agit d’atténuer les effets préjudiciables et d’exploiter les effets bénéfiques. Pour les systèmes naturels, l’intervention humaine peut faciliter l’adaptation au climat attendu ainsi qu’à ses conséquences (GIEC).
  • suspension de particules dans un gaz
  • pouvoir réfléchissant d’une surface
  • basiques, le contraire d'acides
  • dépôts sédimentaires constitués de matériaux solides tels du sable, de la vase, de l'argile, des galets, du limon et des graviers, transportés par les eaux d’un cours d’eau, le plus souvent intermittent, sur une plaine inondable, un delta, une plage ou autre équivalent
  • coléoptères ravageurs des crucifères (colza, choux).
  • cavités profondes et irrégulières
  • désigne un sol cultivé en agriculture
  • période sévère de basses eaux
  • Intervention humaine visant à réduire les sources ou à renforcer les puits de gaz à effet de serre (GIEC).
  • ensemble des espèces d'oiseaux d'une région donnée
  • remblais de terres et de graviers le long d'un cours d'eau, qui permettent de former les méandres (virages)
  • En biologie, ensemble de la matière organique d'origine végétale, animale, bactérienne ou fongique.
  • processus d'innovation et ingénierie qui s'inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant
  • dont la coquille est formée de deux valves, reliées par une charnière, un ligament corné flexible et un ou deux muscles > par exemple chez les coques, moules, palourdes, pétoncles, huîtres, couteaux, coquilles Saint-Jacques...
  • sur des sols calcaires
  • moyenne des conditions météorologiques sur une longue période (30 ans)
  • phénomène physique à l’origine d’échange de chaleur via un fluide
  • montées soudaines du niveau d'eau dans un cours d'eau
  • qualifie un organisme aquicole vivant et se reproduisant en eau douce
  • Arrêt du remplissage du grain de blé lors de sa phase de maturation à cause de trop grandes chaleurs (canicule). Cela a pour effet de diminuer le poids du grain et donc le rendement.
  • étude scientifique du comportement animal principalement en milieu naturel
  • niveler, lisser
  • période où le niveau d'eau d'un cours d'eau est le plus bas
  • accumulation excessive de nutriments au sein d'un écosystème aquatique.
  • épanchements de liquide organique
  • types différents d'écoulement présents dans un cours d'eau (rapides, plats, radiers, mouilles)
  • Cours d'eau se jetant directement dans la mer, quelle que soit son importance
  • Phénomène artificiel de morcellement de l'espace (définition de l'Insee)
  • période de reproduction des poissons
  • une zone de gagnage est un endroit utilisé par des animaux sauvages pour se nourrir
  • Qui concerne la répartition selon leur diamètre, des particules des roches, sables, et graviers.
  • Le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) sur le sol, regroupant les ministères de l’agriculture et de l’environnement, l’OFB, l’INRAE, l’IGN, le BRGM, l’ADEME et l’IRD a pour mission de compiler et traiter les informations sur les sols relative à leur inventaire, leur conservation, leur analyse et leur qualité.
  • qui possède les organes reproducteurs des deux sexes
  • mouvement, distribution et qualité de l'eau
  • L’hydromorphologie c’est l’étude de la morphologie des cours d'eau (nature du sol, débit, pente, granulométrie du fond, etc.) des cours d’eau, fleuves et rivières, et notamment l’évolution des profils en long et en travers et du tracé planimétrique. <br />L’hydromorphologie c’est aussi l’étude des caractéristiques physiques naturelles des rivières et de leurs annexes hydrauliques (les variations de profondeur, de courant, la structure et la politique d’entretien et d’aménagement de ces rivières et fleuves).
  • à propos d'un flux, qui se dirige vers un système avec lequel il va interagir
  • Espèce qui est liée très fortement à cet organisme ou ce milieu et qui peut difficilement vivre sans celui-ci
  • rayonnements électromagnétiques d’une longueur d’onde supérieure à celle de la lumière, ne leur permettant pas d’être visibles.
  • qui mangent la lignine, principal composant du bois avec la cellulose et l'hémicellulose
  • feuilles mortes, aiguilles, branches, fruits, mousses que composent les premiers centimètres sur le sol
  • variations artificielles du niveau d'eau d'un plan d'eau, d'une voie navigable ou d'une retenue exploitée
  • le temps qu'il fait à un instant et à un endroit donnés
  • seuils, radiers de pont, passages busés, barrages, etc. qui sont de nature à altérer la migration des espèces aquatiques, ainsi que la diversité et la qualité des habitats naturels disponibles (définition de l'Insee)
  • relatifs aux marais
  • Un peuplement forestier se caractérise par un mode de renouvellement des arbres (régénération naturelle ou artificielle), par un régime (futaie, taillis, taillis sous futaie), par la structure (âge des arbres) et par la répartition des différentes essences d’arbres.
  • Étude de l'évolution des phénomènes cycliques de la vie des plantes (germination, floraison...) et des animaux (migration, hibernation...) en fonction des variations climatiques.
  • durée quotidienne de la lumière du jour
  • Processus par lequel les plantes fabriquent des sucres et de l'oxygène à partir de la lumière et du CO2
  • végétaux communément appelés roseaux, genre de plantes herbacées de la famille des Poaceae
  • Un protocole expérimental désigne l'ensemble des étapes et des règles à respecter pour mener une expérience scientifique.
  • Action qui consiste à remettre le cours d’eau dans une configuration plus naturelle, en recréant ses anciens méandres ou en créant un nouveau tracé avec des profils variés
  • Linéaire d'arbres en bordures de cours d'eau
  • Combinaison de la probabilité d’une inondation et des conséquences négatives potentielles pour la santé humaine, l’environnement, le patrimoine culturel et l’activité économique associées à une inondation.
  • Cours d’eau moyennement important, alimenté en eau par d’autres cours d’eau (affluents) et confluant avec un cours d’eau de plus grande importance
  • Petit cours d'eau peu profond, au débit modéré
  • processus selon lequel des particules de matières se déposent en couches
  • ensemble de particules en suspension dans l'eau, l'atmosphère ou la glace, qui a finit par se déposer sous l'effet de la pesanteur souvent en couches ou strates successives
  • groupes d'espèces
  • méthodes limitant le travail du sol
  • micro-formes en buttes ou en mottes plus ou moins arrondies, de 40 centimètres à plus d'un mètre de haut
  • Capacité d'une entreprise à générer de la richesse par son cycle de production

Les plantes se parent de leurs belles couleurs d'automne : c'est l'occasion de se questionner sur ce que l'on va planter prochainement. Au delà du plaisir de ce contact à la nature, la végétation répond également à d'autres enjeux : aménager le territoire, protéger la biodiversité ou encore atténuer le changement climatique. Pour bien faire, le choix de végétaux locaux est primordial.

L'Agence régionale de la biodiversité vous propose deux outils pour vous accompagner :

  1. la boite à outils "Végétalisons !" destinée plus spécifiquement aux collectivités
  2. le guide "Planter local" pour tout public, du jardinier au pépiniériste

Les végétaux locaux, de précieux alliés

La boite à outils Végétalisons : des ressources pratiques pour aménager le territoire

Pour répondre aux questions des collectivités, la coalition végétalisation, issue de la COP régionale climat, a réalisé une boite à outils "Végétalisons ! en Centre-Val de Loire". Véritable mine d'informations techniques mais aussi réglementaires, la boite à outils guide les aménageurs, via 4 chapitres, pour penser les territoires urbains et ruraux le plus écologiquement possible.

4 entrées pour 4 questions

  1. Pourquoi végétaliser ? Le premier chapitre présente les intérêts de la végétalisation pour répondre à plusieurs enjeux (inondations, gestion des eaux pluviales...).
  2. Comment conserver le végétal existant ? Le chapitre 2 liste des outils réglementaires pour protéger l'existant
  3. Je veux végétaliser, quoi planter, quoi semer, comment et où ? Le chapitre 3 propose un ensemble de ressources techniques et opérationnelles pour mener son chantier de plantation, qu'il s'agisse d'une prairie à semer, d'une haie à planter, d'un cimetière à enherber...
  4. Comment entretenir ? Une fois la végétalisation en place, se pose la question de l'entretien durable et adapté. Le dernier chapitre fournit des ressources sur la fauche, la tonte...
Zoom sur

Bien planter et bien entretenir, les clefs du succès

Pour assurer un bon enracinement de votre végétal, la plantation est une étape décisive. Pour mettre toutes les chances de son côté il est conseillé de préparer son sol 6 mois à l'avance avant de semer les herbacées et de creuser une fosse de plantation de 1m3 pour planter les ligneux. Couvrir le sol avec de la paille, des copeaux ou du bois raméal fragmenté, combiné à un arrosage régulier les 2 ans suivant la plantation permettent à la plante de bien se développer sans stress.

Un entretien durable avec des fauches tardives exportées (pour ne pas trop enrichir en azote les sols et ainsi perdre en diversité florales), une taille en fin d'hiver ou à l'automne, avant le 1er avril ou après le 31 juillet (pour respecter les périodes de nichage de la faune).

Plusieurs ressources existent pour savoir comment bien entretenir. Retrouvez-les au sein du chapitre 4 de la boite à outils.

Parcelles messicoles © Luc VANCRAYELYNGHE
Parcelles messicoles © Luc VANCRAYELYNGHE

Planter local, un outil pour tou·te·s

Choisir des végétaux originaires du territoire, c'est s'assurer de la pérennité des plantations. Adaptés au sol, au biotope et au climat de nos territoires, les végétaux locaux fournissent également une nourriture appropriée aux pollinisateurs.

En Centre-Val de Loire, 61 espèces d'arbres et d'arbustes locaux (ou indigènes) ont été identifiés par le Conservatoire botanique national du Bassin parisien. Ces espèces ont été répertoriées par petites entités naturelles régionales (Perche, Beauce, Brenne...) dans le guide interactif en ligne.

  • 61

    espèces d'arbres et d'arbustes indigènes au Centre-Val de Loire (source : CBNBP, 2016)

Via une carte interactive qui filtre selon les régions naturelles, le guide dresse la liste des végétaux locaux adaptés pour des projets de haies, de reboisements, de réhabilitation de cours d'eau. Il apporte les informations techniques utiles pour choisir les essences (taille, nature de sol, période de floraison, usage...).

La marque Végétal local

La marque Végétal local, détenue par l'Office français de la biodiversité, assure la provenance du végétal et certifie l'ensemble de la filière du collecteur au semencier et au pépiniériste. Si l'offre n'est pas suffisante, les collectivités peuvent choisir de produire les plants (ligneux et herbacées) en régie. Des formations existent pour les professionnels, que ce soit pour produire du Végétal local ou pour l'introduire dans les cahiers des charges lors des commandes publiques.

Zoom sur

Végétaux et pollinisateurs sont indissociables

Les espèces pollinisatrices et les espèces végétales sont adaptées les unes aux autres. On parle aussi de co-évolution, notamment quand la fleur est adaptée à la morphologie d'une espèce en particulier, ou quand sa floraison coïncide avec le besoin en nutrition d'une espèce, comme l'abeille sauvage la Collète du lierre, en activité au moment de la floraison... du lierre, ou l'Ophrys abeille qui imite l'abeille femelle et dupe l'abeille mâle qui la pollinise.

Éviter les espèces exotiques...

Les plantes exotiques, aussi jolies soient-elles, peuvent constituer des pièges pour les pollinisateurs. C'est notamment le cas du Dipladenia, dans lequel les pollinisateurs de chez nous, non adaptés pour le polliniser, se retrouvent piégés et meurent. Des choix peuvent être faits lors de l'aménagement des parcs et jardins pour créer et maintenir des zones sauvages et des zones plus paysagères (visionnez le webinaire dédié, disponible dans les ressources "à voir").

Attention aux "prairies fleuries" !

Bien souvent, les "prairies fleuries" vendues dans le commerce comme espèces favorisant les pollinisateurs, sont composées d'espèces horticoles. Or les espèces horticoles ne sont pas des espèces sauvages et ne conviennent pas aux pollinisateurs. En effet, pour produire des pétales en plus (effets  "pompons"), la plante a subi plusieurs sélections végétales. Cette sélection d'un grand nombre de pétales se fait au détriment de la qualité du pollen et du nectar fourni. Les pollinisateurs peuvent butiner les fleurs mais sans avoir la qualité au rendez-vous. Ils doivent alors polliniser encore plus de fleurs et s'épuiser se faisant.

Il faut alors veiller à acheter des espèces sauvages ou des espèces utilisées en agriculture comme engrais vert telles que les tournesols, la moutarde, du sarrasin...

Des associations naturalistes peuvent vous accompagner pour aménager au mieux !

Abeille sauvage, la Collète du lierre
Abeille sauvage, la Collète du lierre
Ophrys abeille ©ARB, L. Roger-Perrier
Ophrys abeille ©ARB, L. Roger-Perrier
Bleuet horticole
Bleuet horticole
Bleuet des champs ©ARB, L. Roger-Perrier
Bleuet des champs ©ARB, L. Roger-Perrier

Aubépine, arbuste local ©P. Larmande

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