[Témoignage] Vivre le spectacle des grues hivernantes par Stéphane Lebreton Vol de grues à l'aube © Stéphane Lebreton
  • basiques, le contraire d'acides
  • coléoptères ravageurs des crucifères (colza, choux).
  • période sévère de basses eaux
  • périodes sévères de basses eaux
  • remblais de terres et de graviers le long d'un cours d'eau, qui permettent de former les méandres (virages)
  • En biologie, ensemble de la matière organique d'origine végétale, animale, bactérienne ou fongique.
  • processus d'innovation et ingénierie qui s'inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant
  • dont la coquille est formée de deux valves, reliées par une charnière, un ligament corné flexible et un ou deux muscles > par exemple chez les coques, moules, palourdes, pétoncles, huîtres, couteaux, coquilles Saint-Jacques...
  • sur des sols calcaires
  • qualifie un organisme aquicole vivant et se reproduisant en eau douce
  • Arrêt du remplissage du grain de blé lors de sa phase de maturation à cause de trop grandes chaleurs (canicule). Cela a pour effet de diminuer le poids du grain et donc le rendement.
  • étude scientifique du comportement animal principalement en milieu naturel
  • niveler, lisser
  • période où le niveau d'eau d'un cours d'eau est le plus bas
  • accumulation excessive de nutriments au sein d'un écosystème aquatique.
  • épanchements de liquide organique
  • Phénomène artificiel de morcellement de l'espace (définition de l'Insee)
  • période de reproduction des poissons
  • une zone de gagnage est un endroit utilisé par des animaux sauvages pour se nourrir
  • Qui concerne la répartition selon leur diamètre, des particules des roches, sables, et graviers.
  • Le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) sur le sol, regroupant les ministères de l’agriculture et de l’environnement, l’OFB, l’INRAE, l’IGN, le BRGM, l’ADEME et l’IRD a pour mission de compiler et traiter les informations sur les sols relative à leur inventaire, leur conservation, leur analyse et leur qualité.
  • mouvement, distribution et qualité de l'eau
  • qui se base sur l'étude du relief du cours d'eau
  • qui mangent la lignine, principal composant du bois avec la cellulose et l'hémicellulose
  • feuilles mortes, aiguilles, branches, fruits, mousses que composent les premiers centimètres sur le sol
  • variations artificielles du niveau d'eau d'un plan d'eau, d'une voie navigable ou d'une retenue exploitée
  • seuils, radiers de pont, passages busés, barrages, etc. qui sont de nature à altérer la migration des espèces aquatiques, ainsi que la diversité et la qualité des habitats naturels disponibles (définition de l'Insee)
  • relatifs aux marais
  • durée quotidienne de la lumière du jour
  • végétaux communément appelés roseaux, genre de plantes herbacées de la famille des Poaceae
  • Action qui consiste à remettre le cours d’eau dans une configuration plus naturelle, en recréant ses anciens méandres ou en créant un nouveau tracé avec des profils variés
  • Actions qui consistent à remettre le cours d’eau dans une configuration plus naturelle, en recréant ses anciens méandres ou en créant un nouveau tracé avec des profils variés
  • Linéaire d'arbres en bordures de cours d'eau
  • Linéaires d'arbres en bordures de cours d'eau
  • ensemble de particules en suspension dans l'eau, l'atmosphère ou la glace, qui a finit par se déposer sous l'effet de la pesanteur souvent en couches ou strates successives
  • groupes d'espèces
  • méthodes limitant le travail du sol
  • Capacité d'une entreprise à générer de la richesse par son cycle de production

Se lever tôt en hiver, enfiler des vêtements chauds, partir alors que le ciel commence à peine à s’éclaircir pour « aller aux grues »...

Se lever tôt en hiver, enfiler des vêtements chauds, partir alors que le ciel commence à peine à s’éclaircir pour « aller aux grues », comme je dis à ma famille, c’est ainsi que démarrent un bon nombre de week-ends entre novembre et février. Ce rituel a commencé il y a une douzaine d’années maintenant, après que j’ai découvert un dortoir de grues cendrées à quelques kilomètres de la maison. J’étais déjà fasciné par ces majestueux oiseaux qui passaient au-dessus de mon domicile deux fois par an, dans de grands groupes bruyants. Et j’avais appris plus récemment, que certaines d’entre elles hivernaient dans les environs. Alors quand j’ai découvert ce dortoir, je me suis rendu régulièrement sur place, au lever du jour, pour les observer partir vers leur zone de gagnage, les compter et les photographier.

Grues posées à proximité de leur dortoir © Stéphane Lebreton
Grues posées à proximité de leur dortoir © Stéphane Lebreton

Ce qui me plaît particulièrement est l’ambiance dans laquelle je me trouve durant l’heure et demi ou les deux heures où je suis sur place. Les grues passent la nuit en bordure d’un étang privé inaccessible. Lorsque je quitte la voiture, le jour n’est donc pas tout à fait levé et tout est calme, le silence est total. Je vais me poster à l’affût sur une légère hauteur à quelques centaines de mètres de l’étang, qui reste invisible car il est cerné de boisements. Tout à coup un cri de trompette résonne dans le ciel qui blanchit. Un deuxième lui répond, puis le calme revient. Quelques minutes plus tard, ce sont plusieurs coups de trompette qui déchirent le silence. Puis la fréquence se rapproche : les cris se succèdent et emplissent l’air. L’ambiance est inattendue, ici, au centre de la France.

Tout à coup un cri de trompette résonne dans le ciel qui blanchit.

Un adulte pousse un cri  © Stéphane Lebreton
Un adulte pousse un cri © Stéphane Lebreton

Cette fois, un cri légèrement différent retentit : par expérience, j’ai appris à les reconnaître. Je sais qu’il s’agit d’un cri qui précède un envol. Je scrute la cime des arbres et je ne tarde pas à apercevoir un petit groupe de grues qui traverse le ciel. Et c’est parti ! Tour à tour, des groupes composés d’une à quelques dizaines d’individus, quittent l’étang vers le Sud, l’Ouest ou le Nord. Elles iront se poser à quelques kilomètres. Certains vols ne passent qu’à quelques mètres au-dessus de ma tête et je peux entendre les battements d’ailes. Cette proximité me donne l’occasion de prendre des photos. Je cherche des angles variés dans des ciels qui, selon les jours sont gris et plombés, bleus froids ou orangés… Quelques fois, une poignée de grues se pose dans le champ cultivé qui s’étend devant moi. Elles se posent toujours à bonne distance car elles sont farouches, mais mon téléobjectif me donne la possibilité de faire quelques photos.

Certains vols ne passent qu’à quelques mètres au-dessus de ma tête et je peux entendre les battements d’ailes.

Si on est bien camouflé, certaines grues peuvent passer près © Stéphane Lebreton
Si on est bien camouflé, certaines grues peuvent passer près © Stéphane Lebreton

Le spectacle dure 30 à 45 minutes. Je compte... 500… 1000… 1500… 2000 grues partent de leur dortoir. Ce nombre est variable au cours de la saison et d’une année sur l’autre. Le record est de 2632 grues. Dans le « centre France », 12 000 à 20 000 grues hivernent chaque année.

L'ambiance est sublimée par des couleurs de ciel changeantes © Stéphane Lebreton
L'ambiance est sublimée par des couleurs de ciel changeantes © Stéphane Lebreton

La nature nous offre des occasions de s’émerveiller en hiver, autant qu’à d’autres saisons.

Lorsque je rentre, j’ai le sentiment d’avoir assisté à un véritable spectacle. J’ai emmené à plusieurs reprises des amis, pas nécessairement des naturalistes, qui ont tous été surpris et ont apprécié la sortie. De plus, le site se trouvant dans un secteur éloigné de l’activité humaine, cet affût aux grues donne souvent l’occasion d’apercevoir un chevreuil, un lièvre ou même un renard. Ainsi, la nature nous offre des occasions de s’émerveiller en hiver, autant qu’à d’autres saisons.

Ces sorties permettent aussi d'observer d'autres espèces, comme ici un chevreuil © Stéphane Lebreton
Ces sorties permettent aussi d'observer d'autres espèces, comme ici un chevreuil © Stéphane Lebreton

Vol de grues à l'aube © Stéphane Lebreton